SANTE

Franchises médicales doublées : Jusqu’à 16€ par jour pour les Français… mais toujours gratuites pour les clandestins ?

Franchises médicales 2025

Une réforme qui tombe au pire moment

En plein été, alors que les Français tentent d’oublier l’inflation au bord de l’Atlantique ou à la terrasse d’un café, une nouvelle est tombée comme un couperet. Le gouvernement s’apprête à doubler les franchises médicales. Oui, doubler. Une participation qui, jusqu’ici relativement contenue, va bondir à des niveaux encore jamais atteints : Jusqu’à 16 euros par jour de reste à charge pour chaque patient.

Ce chiffre a été révélé ce 7 août 2025 par BFM Business, dans un article exclusif confirmant les intentions de l’exécutif. Concrètement, cela signifie que les consultations médicales, les médicaments, les transports sanitaires, les soins infirmiers et même les actes de kinésithérapie coûteront plus cher aux assurés… mais uniquement à ceux qui cotisent à la Sécurité Sociale. Autrement dit : Les Français. Et pas les autres.

Le détail d’une réforme froide et comptable

Actuellement, la franchise médicale est fixée à :

  • 1 euro par consultation,
  • 0,50 euro par boîte de médicament ou acte paramédical,
  • 2 euros pour les transports sanitaires,
  • Avec un plafond journalier global de 4 euros.

Demain, avec la réforme, ces montants pourraient doubler. Et surtout, le plafond journalier passerait de 4 à 16 euros. Une multiplication par quatre qui pourrait transformer chaque journée de soins en une véritable saignée financière pour les malades chroniques, les retraités ou les familles modestes.

« Il ne s’agit pas d’une mesure symbolique, mais bien d’un ajustement budgétaire concret pour faire des économies sur le dos de ceux qui tombent malades. »

– Témoignage d’un cadre de l’Assurance Maladie, sous couvert d’anonymat.

Une réforme réservée aux seuls Français

C’est là que le bât blesse. Car ce nouveau dispositif ne s’appliquera qu’aux assurés sociaux. En clair : Aux citoyens français, aux résidents réguliers, aux retraités ayant cotisé toute leur vie… mais pas aux étrangers en situation irrégulière.

En effet, les bénéficiaires de l’Aide Médicale d’État (AME), c’est-à-dire les migrants sans papiersne sont pas concernés par ces franchises médicales. Leur accès aux soins restera totalement gratuit, comme le prévoit la législation actuelle. Ils continueront donc à bénéficier :

  • De consultations gratuites,
  • De médicaments sans franchise,
  • De transports sanitaires sans reste à charge,
  • Et d’hospitalisations intégralement prises en charge.

« Le plafond des franchises ne s’applique pas à l’AME car elle est destinée aux personnes sans assurance maladie classique. »

– Extrait des textes réglementaires consultés par MyJournal.fr.

Inégalités assumées, colère sourde

Pour Sophie, 57 ans, fonctionnaire à la retraite atteinte d’un diabète sévère, c’est un sentiment de trahison.

« J’ai travaillé toute ma vie, j’ai cotisé chaque mois, et maintenant on me demande de payer 16 euros par jour si je tombe malade ? Pendant ce temps, un migrant sans papier peut aller à l’hôpital sans rien payer ? Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce pays. »

Le gouvernement, de son côté, assume cette ligne de fracture. Dans les couloirs de Bercy, on parle d’un “signal budgétaire”. Il s’agirait, selon eux, d’inciter les Français à mieux utiliser le système de soins, tout en économisant plus de 500 millions d’euros par an. Mais en ciblant uniquement les assurés français, cette réforme crée un clivage explosif.

Une réforme précipitée… mais déjà ficelée

Toujours selon BFM Business, le décret est déjà rédigé. Il devrait être publié dans les semaines à venir, sans passage par le Parlement. Une manière d’éviter un débat public qui aurait immanquablement mis le feu aux poudres. D’après plusieurs sources gouvernementales, l’entrée en vigueur pourrait se faire dès l’automne 2025, voire avant la fin du mois de septembre.

Un détail interpelle : Le gouvernement ne prévoit aucune campagne d’information spécifique. Tout semble se jouer en catimini, pendant les congés estivaux. Pour Paul, un médecin généraliste installé à Caen, c’est une manœuvre scandaleuse.

« C’est une réforme honteuse. On fait croire que les malades coûtent cher alors qu’ils financent déjà le système avec leurs cotisations. Et en parallèle, on maintient la gratuité pour des personnes qui ne participent à aucun effort collectif. »

Une fracture sociale et morale

Les critiques ne viennent pas que de la droite ou des syndicats médicaux. Même au sein de la majorité présidentielle, certains députés commencent à grincer des dents. Officieusement, plusieurs élus parlent de “double peine” infligée aux Français : Ils paient des impôts, ils cotisent à la Sécu, et demain ils devront payer pour avoir le droit d’être soignés. Pendant ce temps, l’exonération totale des migrants clandestins est maintenue, sans discussion possible.

Dans les services hospitaliers, cette réforme pourrait aggraver une situation déjà tendue : Déprogrammations, désertification médicale, files d’attente aux urgences… Si les patients commencent à reporter leurs soins par peur du coût, les conséquences pourraient être dramatiques.

Le prix d’une consultation… ou celui d’une politique ?

Ce n’est pas seulement une question de chiffres. C’est un choix de société. Et pour beaucoup de Français, ce choix est vécu comme une injustice manifeste.

« On veut que je paye pour voir un médecin, mais on ne demande rien à ceux qui sont venus sans autorisation et sans avoir jamais cotisé ? »

– Réaction d’un père de famille de Tours.

Une réforme qui pourrait relancer un débat tabou : Celui de l’AME

L’Aide Médicale d’État (AME), destinée aux étrangers en situation irrégulière, coûte plus de 1,2 milliard d’euros par an à la France. Ce dispositif, critiqué par une partie de la classe politique, reste intouchable. En doublant les franchises pour les Français tout en laissant l’AME inchangée, le gouvernement crée une opposition frontale entre deux mondes : Celui des contribuables contraints et celui des non-cotisants exonérés.

Le silence assourdissant de l’exécutif

Ni le ministre de la Santé, Frédéric Valletoux, ni le ministre délégué aux Comptes publics, Thomas Cazenave, n’ont jugé bon de commenter les révélations de BFM Business. Une stratégie du silence qui ne fait qu’alimenter la colère populaire.

Ceux qui cotisent paieront deux fois. Ceux qui ne cotisent pas… ne paieront jamais

Les Français vont bientôt devoir payer jusqu’à 16 euros par jour pour se soigner, sans contrepartie, sans débat public, sans possibilité d’échapper à cette réforme. Pendant ce temps, les migrants illégaux continueront d’avoir accès à une santé gratuite et complète, protégés par l’Aide Médicale d’État. Un système à deux vitesses est en train de se mettre en place — et ce sont ceux qui financent la solidarité nationale qui vont en faire les frais.

Yann GOURIOU

Auteur indépendant installé en Bretagne, je réalise des enquêtes et des reportages de terrain pour mon blog. J’écris avec une approche humaine, sensible et engagée, en donnant la parole à celles et ceux dont on n’entend rarement la voix.

2 réflexions sur “Franchises médicales doublées : Jusqu’à 16€ par jour pour les Français… mais toujours gratuites pour les clandestins ?

  • Toute personne malade peut venir se faire soigner en france précise « France visas ». Parfois, les soins et médicaments sont couteux pour certaines pathologies lourdes de ces demandeurs. Pendant ce temps les médicaments très chers ne sont pas remboursables aux assurés sociaux payants sécu et mutuelle.
    On parle maintenant de suppressions, ou réductions des affections de longue durée pour nous les francais qui ont toujours cotisé .
    Va-t-on enfin arrêter ce flot continu d’étrangers hors UE qui viennent gratos se faire soigner. Il faudrait envoyer la facture, ainsi que celle des oligarques, aux pays respectifs.

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  • C’est tout à fait ça. En France, il vaut mieux être un étranger en situation illégale que Français. Supprimer toutes ces aides entraînera l’arrêt de l’immigration massive. Accordez la priorité aux Français, et tout changera.

    Répondre

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