États-Unis : Un pédophile condamné à la castration chimique et chirurgicale après l’agression d’une fillette de 7 ans
Amélie se demande : « Comment un État comme la Louisiane en est-il venu à imposer une castration chirurgicale et chimique, en plus d’une peine de prison, pour tenter d’éteindre à jamais les pulsions d’un prédateur sexuel récidiviste ? »
Le 19 août 2025 restera une date marquante dans les annales judiciaires américaines. Ce jour-là, dans l’État de Louisiane, un tribunal a rendu une décision qui a fait l’effet d’un séisme : Thomas Allen McCartney, un Américain de 37 ans, a été condamné non seulement à 40 ans de prison, mais aussi à une castration chimique et chirurgicale. Une double peine inédite, rapportée par Paris Match, qui soulève à la fois applaudissements et polémiques.
L’histoire débute en 2023. Dans une maison modeste de Louisiane, une fillette de 7 ans échappe de peu au pire. Sa mère, alertée par un silence soudain, découvre McCartney en flagrant délit, tentant de la violer. La scène, insoutenable, est interrompue par l’irruption maternelle. L’homme prend la fuite, armé, et tente de disparaître au Texas, à Houston. Mais sa cavale est de courte durée : il est arrêté et transféré en Louisiane pour répondre de ses crimes.
McCartney n’est pas un inconnu de la justice. Déjà inscrit sur le registre des délinquants sexuels au plus haut niveau de dangerosité — Tier 3 sex offender —, il traîne derrière lui un lourd passé. Entre 2006 et 2011, il a déjà été condamné pour agressions sexuelles aggravées et relations charnelles avec un mineur. Un prédateur récidiviste dont les pulsions semblaient inextinguibles.
C’est dans ce contexte qu’intervient la nouvelle législation louisianaise, signée par le gouverneur Jeff Landry et entrée en vigueur en août 2024. Elle autorise désormais, en cas d’agressions sexuelles sur des enfants de moins de 13 ans, le recours non seulement à la castration chimique, mais aussi à la castration chirurgicale. Une première aux États-Unis.
Pour éviter un procès long et douloureux, le bureau du procureur Terry Lambright propose un accord : McCartney plaide coupable et accepte la double castration. Refuser aurait signifié risquer cinq années supplémentaires derrière les barreaux et l’impossibilité d’obtenir une libération conditionnelle. Face à ce dilemme, il choisit d’accepter.
La sentence est tombée : 40 ans de prison ferme, une castration par traitement hormonal, et une intervention chirurgicale visant à retirer irréversiblement ses capacités sexuelles. Un jugement qui, pour certains, représente une avancée dans la lutte contre la récidive, et pour d’autres, une atteinte insupportable aux droits humains.
Des organisations comme Amnesty International ou encore l’ACLU dénoncent une mesure qui, selon elles, franchit la ligne rouge du traitement cruel et dégradant. Mais dans les rues de la Louisiane, nombreux sont ceux qui saluent cette décision, la considérant comme un signal fort envoyé aux prédateurs sexuels.
L’affaire McCartney ouvre une brèche : Les États-Unis, qui se sont toujours montrés divisés sur les peines dites « corporelles », pourraient-ils voir d’autres États suivre la voie de la Louisiane ? Déjà, certains élus conservateurs du Sud affichent leur soutien. D’autres, plus libéraux, mettent en garde contre une pente glissante.
Quoi qu’il en soit, le visage de la justice américaine vient de changer. Et la question demeure : Entre protection des enfants et respect des droits fondamentaux, où placer la limite ?
SOURCE : Article de Paris Match, du 21 août 2025.

simple application de la nouvelle législation louisianaise pour ce multirécidiviste qui a donné son accord. Sa réinsertion sera au contraire facilitée. Une libération conditionnelle lui aurait permis de continuer à briser des vies . Un signal fort aux prédateurs de son espèce.