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« C’est Nicolas qui paie » : D’où vient cette expression devenue virale ?

« Comment une simple phrase, lancée comme une boutade numérique, a-t-elle pu devenir l’étendard d’un pays entier qui se reconnaît dans ce fameux “Nicolas” ? »

Le 3 septembre 2025La Voix du Nord publie un article qui retrace l’ascension fulgurante d’une expression devenue incontournable : « C’est Nicolas qui paie ». À première vue, une simple phrase, lâchée comme une boutade. Mais en quelques semaines, ce mème est devenu le cri du cœur d’une France lasse de voir sa fiche d’imposition gonfler alors que les services publics s’effritent.

« C’est Nicolas qui paie »

Tout commence sur les réseaux sociaux. Au détour d’un commentaire sous un post banal sur les dépenses de l’État, un internaute lâche : « C’est Nicolas qui paie ! » Le prénom, d’une banalité désarmante, se transforme en symbole. Nicolas, c’est monsieur Tout-le-Monde : Salarié, trentenaire, quadragénaire parfois, qui se lève tôt, paie ses impôts et n’a pas l’impression de recevoir en retour ce qu’il donne au pays.

En quelques jours, l’expression explose sur X (anciennement Twitter). Des milliers d’utilisateurs se reconnaissent dans ce personnage imaginaire. Des détournements humoristiques fleurissent, des mèmes illustrés circulent : Un Nicolas à bout, assis devant une pile de factures, ou encore un Nicolas qui, malgré sa fatigue, continue de payer pour les autres. Le hashtag #JeSuisNicolas prend de l’ampleur, jusqu’à s’imposer dans les débats télévisés.

Des figures politiques s’en emparent. Dans une émission, l’avocat Charles Consigny interpelle Jean-Luc Mélenchon en évoquant ce Nicolas « qui paie pour tous les autres ». À l’Assemblée Nationale, certains députés reprennent l’expression pour dénoncer les dépenses publiques jugées excessives. La phrase a franchi les frontières des réseaux sociaux pour devenir un argument politique, un slogan populaire.

« C’est Nicolas qui paie »

Les médias s’empressent d’analyser ce phénomène. Pour La Voix du Nord, l’expression n’est pas qu’un simple buzz. Elle cristallise le ras-le-bol fiscal d’une partie de la population : Ces classes moyennes qui travaillent, contribuent, mais se sentent ignorées par un système qu’elles financent sans en bénéficier.

Ce « Nicolas » devient alors un miroir. Derrière son prénom ordinaire se cache une figure universelle : Celle du citoyen qui supporte la charge fiscale, souvent en silence, jusqu’à ce que cette phrase lui donne une voix. Un nom, un visage.

« C’est Nicolas qui paie »

Bercy et Matignon observent attentivement le phénomène, conscients qu’il ne s’agit pas seulement d’un mème, mais d’un baromètre social. Ce qui amuse aujourd’hui pourrait, demain, alimenter un profond mouvement de contestation. Car derrière l’humour se dissimule une colère bien réelle.

Et si ce « Nicolas » n’était pas qu’un personnage fictif, mais une manière pour chaque contribuable de dire : « C’est moi, je paie. » ?

Yann GOURIOU

Auteur indépendant installé en Bretagne, je réalise des enquêtes et des reportages de terrain pour mon blog. J’écris avec une approche humaine, sensible et engagée, en donnant la parole à celles et ceux dont on n’entend rarement la voix.

Une réflexion sur “« C’est Nicolas qui paie » : D’où vient cette expression devenue virale ?

  • Franchement, quand j’ai vu passer “C’est Nicolas qui paie”, j’ai éclaté de rire 🤣… puis je me suis arrêté net 😅. Parce que ce Nicolas, en vrai, c’est moi. Oui oui, moi le travailleur indépendant qui a l’impression de passer sa vie à nourrir Bercy 🏦.

    Je bosse, je sue, je facture 💼… et derrière, j’ai droit à la totale, menu complet, sans jamais oublier la moindre garniture :

    👉 Impôt sur le revenu (IR) 💸
    👉 TVA (je la collecte pour l’État, je suis caissier gratuit 🧾)
    👉 CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) 🏢
    👉 CVAE (Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises) 📊
    👉 Cotisations URSSAF (le grand chelem : Assurance maladie, allocations familiales, retraite de base, retraite complémentaire, CSG, CRDS, CFP, CASA) 🧾🩺👵
    👉 Cotisations spécifiques selon ma caisse (CIPAV, CNBF, CARPIMKO… chacun veut sa part 🍰)
    👉 Taxe pour frais de chambre consulaire (chambre de commerce ou des métiers 🏛️)
    👉 Taxe d’apprentissage 🎓
    👉 Taxe sur les véhicules de société 🚗💨
    👉 Taxe foncière 🏠
    👉 Taxe d’habitation résiduelle 🏡

    Et comme si ce n’était pas assez, j’en prends encore une couche dans la vie de tous les jours : la TICPE sur l’essence ⛽, la CSPE sur ma facture d’électricité ⚡, et la TVA qui se planque dans absolument TOUT ce que j’achète 🛒.

    Bref, si une taxe existe en France, je l’ai payée. Si une cotisation est inventée, elle tombe dans ma boîte mail. Si une contribution surgit, je suis le premier à la recevoir. Pas besoin d’être devin 🔮 : Je suis abonné à la taxe illimitée.

    Et le pire ? C’est que malgré tout ça, je n’ai pas droit au chômage 🤷‍♂️, ma retraite est un grand point d’interrogation ❓, et ma protection sociale ressemble à un vieux parapluie percé ☔.

    Alors quand j’entends “C’est Nicolas qui paie”, je rigole jaune 😬. Parce que moi, je suis Nicolas, et je paie TOUT. Même les sourires des autres… mais eux, au moins, ils ne sont pas taxés 😁.

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