Bonbons : Qui les a inventés en premier ?
Qui a inventé le tout premier bonbon et quel est le plus vieux du monde ? De l’Antiquité aux confiseries modernes, découvrez comment la passion du sucre est née et quelle douceur millénaire détient le titre de plus ancien bonbon de l’humanité.
Avant de devenir le symbole coloré de l’enfance, le bonbon fut longtemps une affaire de médecine, de luxe et de mystère. L’histoire de la confiserie remonte à des milliers d’années, bien avant que le sucre ne se glisse dans nos cuisines.
Aux origines : Quand le miel remplaçait le sucre
Bien avant que l’homme ne découvre le sucre de canne, les Égyptiens, les Grecs et les Romains utilisaient le miel pour fabriquer des douceurs. Ils enrobaient des fruits, des fleurs ou des noix dans cette substance dorée qu’ils faisaient chauffer au soleil. Ces “bonbons” antiques servaient à la fois d’offrande aux dieux et de remèdes pour apaiser la gorge.
Les tablettes sumériennes, vieilles de plus de 3 000 ans, évoquent déjà des “friandises” à base de miel et d’aromates. Le mot “confiserie” vient d’ailleurs du latin conficere, qui signifie “préparer, confectionner”. À cette époque, la douceur était rare, précieuse et souvent réservée aux élites.
L’invention du premier vrai bonbon
Le tout premier bonbon reconnu comme tel naît à la cour d’Alexandre le Grand, vers le IVe siècle avant J.-C. Les Perses avaient découvert une plante appelée “canne à miel” — la canne à sucre. C’est elle qui révolutionna la gourmandise.
Les artisans arabes furent les premiers à transformer le sucre en pâte sucrée, parfumée aux épices et aux fruits. Ces friandises, appelées sukkar, donneront naissance au mot “sucre” en français.
Le premier “confiseur” connu de l’Histoire s’appelait probablement Apicius, un riche gastronome romain du Ier siècle après J.-C. Il mentionne dans son ouvrage De re coquinaria des préparations à base de miel durci et d’amandes grillées — ancêtres des nougats et pralines.
Le plus vieux bonbon du monde
En 2017, des archéologues ont découvert en Allemagne un bonbon fossilisé vieux de plus de 2 000 ans. Il s’agissait d’un mélange de miel, de cire et de sève, utilisé pour calmer la toux. Conservé dans une urne funéraire, il témoigne du lien profond entre douceur et remède.
Mais le plus ancien bonbon connu au sens moderne fut retrouvé en Égypte : Un petit bloc de miel durci aromatisé à la rose, daté de 3 500 ans. Une confiserie avant l’heure, façonnée à la main par les prêtres pour les pharaons.
Le Moyen Âge : Le sucre, or blanc des confiseurs
À partir du XIIe siècle, les croisades ramènent le sucre en Europe. Les apothicaires le transforment en pastilles, dragées et fruits confits. La confiserie devient un art. On y mêle gingembre, anis, cannelle et menthe.
Le mot “bonbon” n’apparaît qu’au XVIIe siècle, formé par la répétition du mot “bon”. C’est dire à quel point la gourmandise s’est ancrée dans la langue !
De l’artisanat à l’industrie
Au XIXe siècle, avec l’arrivée du sucre de betterave, la confiserie devient populaire. Les premières usines voient le jour : Berlingots, sucettes, caramels, nougats et bonbons acidulés envahissent les vitrines.
Le bonbon devient un symbole d’enfance, de fête, mais aussi d’amour. Offrir un bonbon, c’est offrir un sourire.
Aujourd’hui, entre nostalgie et innovation
Du Kojak des années 70 aux bonbons véganes d’aujourd’hui, la confiserie continue d’évoluer. Les artisans rivalisent de créativité pour marier naturalité, esthétique et émotion.
Mais derrière chaque sucrerie moderne, se cache toujours le même héritage : Celui du miel antique, de la main qui façonne et du plaisir partagé.
Source : Wikipedia
