Louis Sarkozy plaide pour la légalisation de toutes les drogues en France
Fils de l’ancien président, Louis Sarkozy relance ce qui pourrait être un tremblement de terre politique : Rendre toutes les drogues licites pour affaiblir le narcotrafic. Provocateur, mais motivé par des données, il brise les tabous.
Louis Sarkozy, fils de l’ancien président, jette un pavé dans la mare politique française : Selon lui, pour « détruire le deal », il faut dépénaliser toutes les drogues. Il construit sa thèse sur un constat implacable : L’échec des politiques répressives. Il compare la situation actuelle à celle de la prohibition de l’alcool aux États-Unis, « une loi si impopulaire et systématiquement violée qu’elle fut abrogée treize ans après son adoption ».
Pour lui, le modèle actuel finance les trafiquants plus qu’il ne protège la société. En criminalisant les usages, l’État mobilise ses ressources au profit du marché noir. Il affirme que la « guerre contre la drogue » a coûté des dizaines de milliards, vidé des prisons de leur fonction utile et généré une violence sociale que la régulation pourrait atténuer.
Son argument : « Criminaliser les drogues nuit à la société ». Il estime que la légalisation permettrait de – non seulement – libérer des places en prison, mais aussi de réduire la violence liée aux trafics. Il propose que seules les conduites dangereuses – conduire sous influence, trafic actif – restent punies, tandis que l’usage responsable soit encadré mais non pénalisé.
La France, selon lui, est à la croisée des chemins. Soit elle continue avec des méthodes issues du XXᵉ siècle, soit elle embrasse une approche moderne : Réguler, contrôler, désamorcer. Il cite l’exemple du Portugal, souvent évoqué comme succès : Après la décriminalisation de la consommation individuelle en 2001, le nombre de décès par overdose a fortement diminué.
Mais réduire le trafic ne passe pas que par la dépénalisation. Louis Sarkozy met l’accent sur un contrôle étatique des produits, avec dosage strict, qualité certifiée, et substitutions professionnelles : « Les drogues seraient fabriquées dans des laboratoires professionnels, contrôlées, au lieu d’être vendues par des trafiquants dans la rue ».
Cette thèse radicale fait débat. Pour certains, ouvrir la légalisation totale, c’est ouvrir la porte à une banalisation de l’usage et à de nouveaux enjeux de santé publique. Pour d’autres, c’est un virage libérateur, une alternative à un système qui a prouvé ses limites.
Quel que soit le camp, une chose est sûre : Louis Sarkozy aligne un raisonnement libéral, fondé sur l’économie, la liberté individuelle, et la rationalisation des politiques publiques. En est-on réellement prêt en France ? Le débat est ouvert.
Source : RMC / BFMTV

Je comprends parfaitement la position de Louis Sarkozy, et je la partage.
Tant qu’on restera enfermés dans une logique de répression pure, on continuera de courir derrière un problème qui nous dépasse.
Légaliser et encadrer, c’est retirer le marché des mains des trafiquants et redonner du contrôle à l’État.
C’est une approche pragmatique, pas idéologique, et pour une fois quelqu’un ose le dire ouvertement.