Maison squattée : « On m’a demandé de sortir… alors que c’est ma propriété »
Un propriétaire breton raconte son calvaire après que sa maison a été occupée illégalement pendant plus de deux ans — Une situation où la gendarmerie lui aurait demandé de quitter les lieux malgré ses droits.
Dans la campagne bretonne des Côtes-d’Armor, à Saint-Vran, un combat judiciaire et humain se déroule depuis près de trois ans. Une maison, censée changer de mains dans une vente à terme en 2023, est devenue le théâtre d’un litige douloureux entre son propriétaire d’origine et un couple qui s’y est installé sans jamais finaliser l’achat.
Christophe, 54 ans, routier, avait décidé de vendre sa demeure pour s’installer en Normandie après une mutation professionnelle. Dans un geste de bonne volonté, il avait accepté de laisser le couple emménager avant la signature définitive devant notaire, pensant leur faciliter la transition. Mais les promesses de paiement et les rendez-vous chez le notaire se sont succédé sans jamais aboutir, jusqu’à ce que les occupants restent dans la maison sans contrat ni versements validés.
Depuis, la situation s’est enlisée. Malgré plusieurs interventions de la gendarmerie appelée par Christophe pour constater l’occupation illégale, celui-ci raconte que les forces de l’ordre lui ont parfois demandé de quitter sa propre maison lorsqu’il est entré pour constater les dégâts ou tenter de reprendre possession des lieux. Il affirme : « Ils m’ont dit de sortir… mais je suis chez moi quand même. Je suis toujours propriétaire. »
Ce cas illustre la complexité des procédures actuelles en matière de squat en France. Pour un propriétaire, obtenir une expulsion judiciaire peut prendre des mois, voire des années, sans garantie de résultat immédiat. La lenteur administrative et les contraintes juridiques pèsent lourd face à une occupation prolongée.
Alors que Christophe poursuit ses démarches pour faire valoir ses droits, cette histoire soulève une question plus large : Comment mieux protéger les propriétaires face à des occupants illégaux, et quelles évolutions du cadre légal pourraient empêcher que de telles situations se répètent ?
Entre droit de propriété et réalité du squat, une lutte juridique et humaine en plein cœur de la Bretagne.
