Salaire d’un éboueur : Combien gagne un éboueur chaque mois en France ?
Horaires décalés, pénibilité, primes méconnues… Derrière les tournées matinales des éboueurs se cache une réalité salariale bien différente des idées reçues.
Ils travaillent quand la ville dort encore.
Quand les rues sont silencieuses, quand les volets sont clos, eux sont déjà là. Les éboueurs, agents de collecte des déchets, commencent leur journée à l’aube, parfois bien avant. Un métier invisible, souvent résumé à une image caricaturale, et pourtant essentiel au fonctionnement de la société.
La question du salaire revient souvent. Beaucoup imaginent une rémunération confortable, d’autres pensent à un simple salaire au minimum. La réalité se situe entre les deux.
En moyenne, un éboueur perçoit un salaire net mensuel situé autour de 1 600 à 1 700 euros, primes comprises. Ce montant varie fortement selon le statut, la collectivité ou l’entreprise, l’ancienneté et les conditions de travail. En début de carrière, la rémunération est souvent proche du minimum légal, avant l’ajout des primes.
Car le salaire d’un éboueur ne se résume pas à une ligne sur une fiche de paie. Il est composé de multiples compléments. Primes de pénibilité, de salissure, de travail matinal ou nocturne, parfois de week-end. Ces primes peuvent représenter une part significative du revenu mensuel, sans pour autant transformer le métier en profession très lucrative.

Avec l’expérience, la rémunération progresse. Certains agents atteignent près de 2 000 euros nets, voire davantage lorsqu’ils occupent des fonctions spécifiques, comme la conduite de véhicules de collecte ou l’encadrement d’équipes. Mais ces niveaux restent l’exception plutôt que la norme.
Ce que beaucoup ignorent, c’est la dureté physique du métier. Les gestes sont répétitifs. Les charges lourdes. Les conditions climatiques souvent difficiles. Le froid, la pluie, la chaleur extrême ne suspendent pas les tournées. Les risques d’accidents et de troubles musculo-squelettiques sont bien réels.
Malgré cela, les éboueurs bénéficient rarement d’une reconnaissance à la hauteur de leur utilité sociale. Leur travail est indispensable à la salubrité publique, à la santé collective, à la qualité de vie en ville. Et pourtant, leur salaire reste souvent jugé modeste au regard des contraintes.
Derrière chaque rue propre, chaque trottoir dégagé, il y a ces travailleurs de l’ombre. Des hommes et des femmes qui assurent, jour après jour, une mission essentielle. Leur fiche de paie raconte une réalité que peu de Français prennent le temps de regarder de près.
