« Les Français puent du c*l » : Les phrases chocs de Mustapha El Atrassi
Des mots crus. Des formules brutales. Une polémique explosive. Les phrases attribuées à Mustapha El Atrassi, largement relayées en ligne, provoquent indignation, colère et malaise, et interrogent frontalement les limites de l’humour médiatique.
La séquence choque par sa violence verbale. Les mots sont crus, directs, sans détour. En quelques phrases, la provocation bascule dans ce que beaucoup perçoivent comme une insulte collective assumée. Les propos attribués à Mustapha El Atrassi, extraits de sketches et massivement partagés, déclenchent une tempête médiatique.
Très vite, certaines phrases deviennent virales, reprises en boucle, sorties de leur contexte scénique pour s’imposer dans l’espace public. Elles sont désormais au cœur de la polémique.
Phrases attribuées à Mustapha El Atrassi (partages viraux)
- « Les Français sont sales. » — phrase rapportée comme introduction à son propos.
- « Les gwers ils puent du cul ! » — l’expression qui a déclenché la polémique.
- « Ils ont appris à se laver les mains en 2020… » — formulation associée à ses critiques.
- « Tout le temps qu’on perd à s’insulter entre Marocains et Algériens, c’est du temps perdu à insulter les gwers. » — phrase répétée dans son sketch, selon la documentation des médias.
- « Libérez du temps pour les gwers ! » — reprise et répétition de la phrase polémique lors du spectacle.
Pour une partie du public, ces mots ne relèvent plus de la satire. Ils sont perçus comme humiliants, méprisants, blessants. Le rire disparaît. Ne reste qu’un sentiment d’agression verbale, d’autant plus fort que ces phrases circulent sans filtre sur les réseaux sociaux.
Dans l’émission On marche sur la tête, animée par Eliot Deval, le débat s’enflamme. Les intervenants s’affrontent sur une question centrale : L’humour peut-il tout se permettre ? Jusqu’où peut aller la provocation quand elle vise un groupe entier ?
Certains défendent une tradition du stand-up fondée sur l’exagération et le choc. D’autres dénoncent une dérive, estimant que la répétition de ces phrases dépasse largement le cadre artistique. Une punchline, une fois sortie de scène, devient une parole publique, lourde de conséquences.
Cette affaire révèle un malaise plus profond. Une société fracturée, hypersensible aux mots, où l’humour sert parfois de paravent à des propos jugés indignes par une partie de l’opinion. La polémique ne porte plus seulement sur un humoriste, mais sur la responsabilité de ceux qui prennent la parole dans l’espace médiatique.
Une chose est sûre : Ces phrases ont quitté le simple registre du spectacle. Elles sont désormais un symbole. Celui d’un choc frontal entre liberté d’expression, humour provocateur et respect du public.
