Pourquoi Gad Elmaleh n’a jamais demandé la nationalité française
Installé en France depuis des décennies, adulé par le public et omniprésent dans la culture populaire, Gad Elmaleh a pourtant fait un choix surprenant concernant sa nationalité.
Depuis plus de vingt ans, Gad Elmaleh s’est imposé comme l’une des figures majeures de l’humour en France. Sur scène comme à l’écran, ses spectacles et ses rôles ont marqué le public, au point de faire de lui une référence incontournable du paysage culturel.
Né à Casablanca, il quitte très jeune son pays natal pour poursuivre ses études au Canada. C’est à Montréal qu’il découvre véritablement la scène humoristique avant de s’installer en France, où sa carrière prend rapidement une ampleur exceptionnelle.
Au fil des années, il remplit les plus grandes salles, enchaîne les succès populaires et s’impose durablement dans le cœur des Français. Une réussite qui aurait pu naturellement s’accompagner d’une demande de nationalité française.
Pourtant, malgré une vie installée depuis longtemps en France, Gad Elmaleh n’a jamais franchi ce pas. Invité à s’exprimer publiquement sur ce sujet, il a expliqué avoir, un temps, envisagé la naturalisation avant d’y renoncer.

La raison principale tient à la lourdeur des démarches administratives. Selon lui, la complexité du processus, les formalités à répétition et la durée des procédures ont fini par le décourager.
Mais ce renoncement ne s’explique pas uniquement par des contraintes pratiques. L’artiste revendique aussi un rapport serein à son statut, affirmant apprécier l’idée de vivre en France en tant qu’immigré pleinement intégré.
Il explique se sentir reconnu, aimé et accepté par le public français sans avoir besoin d’une citoyenneté officielle. Pour lui, l’appartenance à un pays ne se résume pas à un passeport, mais se construit dans les liens humains, la création et le partage.
Ce choix personnel, exprimé sans provocation, interroge sur la notion même d’intégration et sur la place que l’administration occupe dans le sentiment d’identité. Il illustre une trajectoire où la reconnaissance sociale et culturelle précède parfois la reconnaissance administrative.
Aujourd’hui encore, Gad Elmaleh continue de remplir les salles et de marquer la vie culturelle française. Une réussite qui démontre qu’il est possible de s’inscrire durablement dans un pays sans en adopter officiellement la nationalité.
