SOCIETE

Les logements Crous pris d’assaut par des étrangers, les Français exclus

Un chiffre fait polémique : Jusqu’à un tiers des logements Crous occupés par des étudiants étrangers, alors que des milliers de Français restent sans solution. Faut-il revoir les priorités ?

Chaque rentrée universitaire ressemble désormais à un parcours du combattant pour des milliers d’étudiants français. Dossiers déposés à temps, critères sociaux respectés, parfois même boursiers, beaucoup essuient pourtant un refus sec : Aucun logement disponible.

Dans le même temps, un chiffre crispe et alimente la colère. Jusqu’à un tiers des logements du Crous seraient occupés par des étudiants étrangers.

Une réalité qui choque, interroge et divise.

La France n’a jamais autant attiré d’étudiants venus d’ailleurs. En 2023, plus de 430 000 jeunes étrangers ont choisi l’Hexagone pour leurs études. Un succès académique indéniable, mais une pression supplémentaire sur un système de logement déjà saturé.

Sur les campus, le sentiment d’injustice monte. Certains étudiants français racontent leur incompréhension. Ils vivent chez leurs parents à plusieurs dizaines de kilomètres, dorment sur des canapés, ou renoncent à certaines formations faute de logement abordable. Pendant ce temps, des chambres universitaires sont attribuées à des étudiants venus de l’étranger, parfois sans critères sociaux équivalents.

Anthony, étudiant français, a vu sa demande rejetée malgré une situation financière fragile. Autour de lui, d’autres racontent la même histoire. Tous ont le sentiment d’être devenus invisibles dans leur propre pays.

Du côté des défenseurs du système actuel, le discours est différent. Accueillir des étudiants étrangers serait une richesse culturelle, académique et économique. Ils participent au rayonnement international de la France et paient parfois des frais plus élevés. Pour eux, les opposer aux étudiants français serait une erreur.

Chambre étudiante vide dans une résidence universitaire moderne, illustrant la pénurie de logements pour les étudiants.
Un tiers des logements Crous pour des étrangers

Mais la question centrale demeure : Faut-il continuer à appliquer les mêmes règles dans un contexte de pénurie extrême ? Le manque de construction de logements étudiants, l’explosion des loyers privés et la précarité croissante des jeunes rendent la situation explosive.

De plus en plus de voix appellent à une remise à plat du système. Sans remettre en cause l’accueil des étudiants étrangers, certains demandent une priorité claire pour les étudiants français les plus modestes. D’autres réclament un investissement massif et urgent dans de nouvelles résidences universitaires.

Le débat dépasse largement le cadre universitaire. Il touche à la politique d’accueil, à l’égalité des chances et à la capacité de l’État à anticiper les besoins de sa jeunesse.

Une chose est sûre : Tant que la pénurie persistera, le malaise continuera de grandir. Et la question, longtemps évitée, s’impose désormais au cœur du débat public.

Yann GOURIOU

Auteur indépendant installé en Bretagne, je réalise des enquêtes et des reportages de terrain pour mon blog. J’écris avec une approche humaine, sensible et engagée, en donnant la parole à celles et ceux dont on n’entend rarement la voix.

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