« J’ai l’âge de ton grand-père et je n’hésiterai pas à t’en coller une » : échange très tendu entre Robert Ménard et un jeune à Béziers
⚠️ La scène fait réagir à Béziers. Face à un jeune manifestant, Robert Ménard hausse le ton et lâche une phrase choc : « J’ai l’âge de ton grand-père et je n’hésiterai pas à t’en coller une. » 👉 Voici ce qui s’est réellement passé.
La mobilisation lycéenne a donné lieu à une scène particulièrement tendue, lundi 5 octobre 2026 à Béziers. Venu à la rencontre des manifestants, le maire Robert Ménard s’est retrouvé face à plusieurs jeunes. Une altercation verbale avec l’un d’entre eux a rapidement fait monter le ton.
Robert Ménard se rend au contact des lycéens
Comme de nombreuses villes françaises, Béziers a été touchée lundi par le mouvement de mobilisation des lycéens.
Plusieurs centaines de jeunes se sont retrouvés dans les rues de la ville et les forces de l’ordre sont intervenues au cours de la mobilisation.
💥 Des tensions ont notamment été signalées et des tirs de mortiers d’artifice en direction des policiers ont été rapportés. Des gaz lacrymogènes ont ensuite été utilisés pour disperser une partie du rassemblement.
👉 Le maire de Béziers, Robert Ménard, a décidé de se rendre lui-même sur place.
Face à certains jeunes, l’élu a expliqué vouloir éviter que la situation ne dégénère et rappeler que les dégradations ne pouvaient, selon lui, constituer une réponse aux difficultés rencontrées par les lycéens.
Les lycéens exposent leurs revendications
La présence du maire a également donné lieu à des échanges plus calmes.
Certains élèves ont profité de sa venue pour évoquer leurs conditions d’études et l’état de leur établissement.
Une lycéenne interrogée par Midi Libre expliquait notamment que les jeunes avaient tenté de présenter leurs revendications au maire, tout en disant douter que cette discussion soit suivie d’effets concrets.
Robert Ménard a, pour sa part, rappelé que la gestion des bâtiments des lycées relève de la Région et non de la mairie.
👉 L’élu a affirmé être venu avant tout pour tenter d’apaiser la situation.
« J’ai l’âge de ton grand-père »
Mais l’ambiance s’est nettement tendue lors d’un échange avec un autre jeune.
Alors que la discussion devenait particulièrement vive, Robert Ménard lui a lancé :
🔴 « J’ai l’âge de ton grand-père et je n’hésiterai pas à t’en coller une. »
Le maire lui a également reproché son ton et son tutoiement, dans une séquence filmée qui a rapidement circulé sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias.
La scène illustre la tension qui entourait cette mobilisation : d’un côté, des lycéens souhaitant faire entendre leurs revendications ; de l’autre, des incidents et des dégradations qui ont progressivement pris le dessus dans le débat public.
Robert Ménard : les violences font oublier « le fond »
Interrogé après les événements, Robert Ménard a expliqué que les dégradations observées — notamment un feu sur la voie publique — risquaient selon lui de faire disparaître les revendications initiales derrière les violences.
📍 Son objectif, a-t-il assuré, était de se rendre sur place en sa qualité de maire afin de calmer la situation.
👮♀️ La mobilisation a finalement été dispersée après l’intervention des forces de l’ordre et l’utilisation de gaz lacrymogènes.
413 établissements concernés en France
Les événements de Béziers s’inscrivent dans un mouvement national beaucoup plus large.
🚧 Selon les chiffres du ministère de l’Éducation nationale rapportés lundi 5 octobre, 413 établissements scolaires avaient fait ou faisaient l’objet d’actions ou de perturbations dans la journée.
La France compte environ 3 700 lycées : cela représente donc un peu plus d’un établissement sur dix concerné par le mouvement ce jour-là.
Le nombre d’établissements perturbés était néanmoins inférieur à celui relevé le vendredi précédent, où 564 établissements avaient été concernés à la même heure.
Une séquence qui devrait continuer à faire réagir
👉 La phrase de Robert Ménard risque désormais d’occuper une large place dans les réactions suscitées par cette journée.
Certains retiendront la volonté affichée du maire d’aller directement au contact des jeunes et de tenter d’éviter de nouvelles dégradations.
D’autres pourront s’interroger sur la formulation employée par un élu face à un jeune manifestant.
Au-delà de cette altercation, l’épisode rappelle surtout une difficulté récurrente lors des mouvements sociaux : lorsque les affrontements et les dégradations prennent le dessus, les revendications à l’origine de la mobilisation peuvent rapidement passer au second plan.
🔴 Sources : Midi Libre, La Dépêche, Le Journal du Dimanche et données du ministère de l’Éducation nationale rapportées le 5 octobre 2026.