CHOC

Rennes : il se faisait passer pour un YouTubeur pour approcher des enfants et leur imposer des défis sordides

Rennes : un faux YouTubeur léchait les chaussures des enfants et leur demandait d’uriner dans sa bouche

L’affaire a de quoi provoquer la stupeur. À Rennes, un ancien agent chargé de l’entretien des écoles a été condamné pour corruption de mineur. Cet homme de 22 ans se présentait comme un YouTubeur pour aborder des enfants dans la rue et leur proposer de prétendus défis. Derrière ces mises en scène se cachaient des comportements à caractère sexuel particulièrement inquiétants.

Un faux YouTubeur qui approchait les enfants dans la rue

Les faits examinés par le tribunal correctionnel de Rennes, le mardi 6 octobre 2026, révèlent un mode opératoire troublant.

Selon les éléments rapportés par Actu.fr, le jeune homme abordait des enfants en prétendant réaliser des vidéos destinées à YouTube.

Téléphone à la main, il leur présentait des défis insolites. Mais ces propositions n’avaient rien d’un jeu innocent.

Il demandait notamment aux mineurs de retirer leurs chaussures afin de pouvoir les lécher. D’autres propositions, rapportées lors de la procédure judiciaire, consistaient à demander aux enfants de lui cracher dessus ou d’uriner dans sa bouche.

L’homme utilisait ainsi l’univers familier des vidéos et des défis diffusés sur les réseaux sociaux pour donner une apparence ludique à ses demandes.

Une psychologue à l’origine du signalement

L’un des éléments les plus marquants de cette affaire concerne la façon dont les autorités ont été alertées.

Ce n’est pas une vidéo devenue virale sur Internet qui a conduit à la révélation des faits.

C’est la psychologue du jeune homme qui a effectué un signalement auprès des autorités, après avoir recueilli ses confidences.

Lors de leurs échanges, le jeune homme lui aurait reconnu être passé à l’acte à au moins six reprises.

Ce signalement a permis à la justice de se saisir de comportements impliquant des mineurs.

Un ancien agent employé dans les écoles de Rennes

Autre élément particulièrement sensible : le parcours professionnel de l’intéressé.

Âgé de 22 ans au moment de son jugement, cet homme avait travaillé comme agent d’entretien dans des écoles maternelles et primaires de la Ville de Rennes.

Cette circonstance soulève naturellement une interrogation : ses anciennes fonctions lui avaient-elles permis d’approcher d’autres enfants ?

Les informations consultées ne permettent toutefois pas d’affirmer que les faits jugés ont été commis dans les établissements scolaires où il travaillait.

Cette distinction est essentielle pour ne pas laisser croire que des actes auraient nécessairement été commis dans les écoles.

Des centaines de chaussures découvertes à son domicile

L’enquête a également mis en lumière l’ampleur de son intérêt pour les chaussures d’enfants.

Selon les comptes rendus de l’affaire, une perquisition à son domicile a permis de découvrir environ 300 paires de chaussures, ainsi que des vêtements destinés aux enfants et des couches.

Le jeune homme expliquait ressentir cette attirance depuis l’âge de 10 ans.

Ces éléments ont été évoqués dans le cadre de la procédure judiciaire, sans qu’ils suffisent à eux seuls à établir la commission d’autres infractions.

Quelle condamnation a été prononcée ?

Le mardi 6 octobre 2026, le tribunal correctionnel de Rennes l’a condamné pour corruption de mineur.

Selon les informations judiciaires reprises par plusieurs médias, il a notamment été condamné à cinq années de suivi sociojudiciaire, accompagnées de plusieurs obligations et restrictions :

  • Une obligation de soins.
  • Une interdiction d’exercer une activité professionnelle impliquant des mineurs.
  • Une inscription au fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV).
  • Le versement de 4 200 euros de dommages et intérêts à la famille de la victime concernée, selon les comptes rendus disponibles.

Le suivi sociojudiciaire constitue une mesure de contrôle destinée notamment à prévenir la récidive. Il ne doit pas être confondu avec une peine de cinq ans de prison.

Une affaire qui rappelle les risques des faux défis sur Internet

Au-delà de cette condamnation, cette affaire met en évidence un danger parfois difficile à identifier pour les plus jeunes : l’utilisation de références populaires sur Internet pour obtenir leur participation à des actes qu’ils ne comprennent pas nécessairement.

Un adulte qui prétend réaliser une vidéo pour YouTube, TikTok ou un autre réseau social n’est pas automatiquement une personne digne de confiance.

Les enfants doivent pouvoir refuser toute demande qui les met mal à l’aise, même lorsqu’elle leur est présentée comme un simple jeu.

Et surtout, aucun défi sur Internet ne justifie qu’un adulte exige d’un enfant un geste intime, humiliant ou à caractère sexuel.

L’affaire rennaise rappelle ainsi l’importance de la prévention, du dialogue avec les mineurs et du signalement des comportements inquiétants.


Sources

Yann GOURIOU

Auteur indépendant installé en Bretagne, je réalise des enquêtes et des reportages de terrain pour mon blog. J’écris avec une approche humaine, sensible et engagée, en donnant la parole à celles et ceux dont on n’entend rarement la voix.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Qui sommes-nous • Charte éditoriale • Mentions légales • Contact
© MyJournal.fr — Média indépendant fondé et dirigé par Yann GOURIOU.
Rédacteur en chef : Yann GOURIOU — Tous droits réservés.