« Trop de musulmans en France » : La phrase choc d’Alice Cordier ne passe pas
Un tweet choc, une tempête politique, des plaintes annoncées… mais une information largement relayée reste incertaine. Retour précis sur l’affaire Alice Cordier et le collectif Némésis.
Une phrase, publiée sur les réseaux sociaux, a suffi à déclencher une vague de réactions politiques et médiatiques. En écrivant qu’il y aurait « beaucoup trop de musulmans en France » et que « cela ne peut pas marcher », Alice Cordier, figure du collectif identitaire Némésis, a provoqué une indignation immédiate bien au-delà de sa sphère militante.
Les propos, diffusés publiquement à l’occasion de la fête de l’Aïd au printemps 2025, ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux. Ils ont suscité de nombreuses réactions, notamment de responsables politiques qui ont dénoncé des déclarations jugées discriminantes et contraires aux principes républicains.
Dans la foulée, des annonces de plaintes et de saisines de la justice ont été rendues publiques. Le débat s’est alors déplacé du terrain idéologique vers le champ judiciaire, alimentant une forte attente autour d’éventuelles suites pénales.

Très vite, une information s’est imposée dans l’espace numérique : Alice Cordier aurait été convoquée par la police pour une audition libre de plusieurs heures. Cette affirmation a été massivement relayée, parfois présentée comme un fait acquis.
Pourtant, à ce stade, cette convocation policière n’a pas été confirmée par des sources d’information fiables ou par une communication officielle des autorités. Si les réactions politiques et les démarches judiciaires sont bien réelles, l’existence d’une audition policière reste incertaine.
Cette affaire illustre une mécanique désormais bien connue : une déclaration polémique, une indignation légitime, puis une amplification rapide d’informations non vérifiées. Dans un climat déjà tendu autour des questions religieuses et identitaires, la frontière entre faits établis et rumeurs devient particulièrement fragile.
Au-delà de la polémique, le cas Alice Cordier pose une question plus large : celle de la responsabilité des acteurs publics sur les réseaux sociaux, mais aussi de la vigilance nécessaire face aux informations virales qui circulent sans confirmation.
