Chambéry : Il héberge une femme sans abri et perd son logement
À Chambéry, un locataire pensait accomplir un geste solidaire. Trois mois plus tard, il dort dans sa voiture tandis que son appartement est occupé par celle qu’il avait voulu aider.
À Chambéry, l’histoire de Nicolas soulève de nombreuses questions sur la solidarité et le droit au logement.
Dans le quartier des Hauts-de-Chambéry, cet homme pensait accomplir un simple geste d’humanité. Il avait croisé une femme sans abri dans la rue. Touché par sa situation, il lui propose de l’héberger temporairement dans son appartement, le temps qu’elle trouve une solution stable.
Au départ, rien ne laisse présager la suite. Nicolas continue de travailler, de payer son loyer — 600 euros par mois — et d’assumer ses charges.
Puis, un soir, tout bascule.
En rentrant chez lui, il découvre que la porte ne s’ouvre plus. Ses clés ne fonctionnent plus. La serrure a été changée. À l’intérieur, la femme qu’il avait accueillie refuse de lui ouvrir.
Depuis ce jour, Nicolas n’a plus accès à son propre logement.
Ses vêtements, ses papiers administratifs, ses effets personnels sont restés à l’intérieur. Malgré ses démarches, malgré la plainte déposée, malgré les alertes auprès du bailleur social, la situation demeure bloquée.
Pendant ce temps, les prélèvements mensuels continuent. Le loyer est toujours débité.
Privé d’appartement, Nicolas dort désormais dans sa voiture. Sur un parking, à quelques rues de l’immeuble où il vivait encore il y a quelques mois.
De son côté, l’occupante affirme se sentir en insécurité et refuse de quitter les lieux. Le dossier se retrouve désormais entre les mains des autorités, dans un cadre juridique complexe où s’entremêlent protection des personnes vulnérables et droit du locataire.
Cette affaire, survenue à Chambéry, illustre une réalité méconnue : Héberger une personne sans abri, même temporairement, peut entraîner des conséquences juridiques lourdes si aucun cadre légal n’est établi.
Aujourd’hui, Nicolas attend une décision.
L’homme qui voulait offrir un toit à une personne en détresse se retrouve lui-même sans domicile fixe. Une solidarité qui, dans ce cas précis, a viré au cauchemar.
Source : lefigaro.fr

si un tel imbroglio m’était arrivé, je défonçais immédiatement la porte sans rien dire à personne et expulsais cette femme dont seul le trottoir est la place.