Entre 2020 et 2024, l’INA révèle une surutilisation des mots “islam” et “immigration” sur CNews, un signal fort d’une ligne éditoriale sous tension.
L’étude est tombée comme un pavé dans la mare. Pendant quatre années complètes, de 2020 à 2024, l’INA a quantifié mot après mot, intervention après intervention, tous les termes prononcés sur la chaîne CNews. Et derrière les courbes, les graphiques et les heures d’antenne décortiquées, un constat s’impose : Deux mots écrasent tout le reste.
Le premier, “islam”, revient 30 993 fois. Le second, “immigration”, atteint le chiffre vertigineux de 69 353 occurrences. Ces deux thèmes forment la colonne vertébrale de la chaîne, comme une trame répétitive qui structure les débats, oriente les discussions et façonne l’imaginaire politique de ses téléspectateurs.
L’analyse surprend par son ampleur. Car si les sujets liés à la sécurité, à la religion ou aux frontières sont présents dans le débat public, les chiffres montrent une insistance presque mécanique, jour après jour, chronique après chronique. Cette récurrence dessine un paysage médiatique où certains mots deviennent des repères permanents, convoqués pour expliquer presque tout.
Mais derrière ces données, c’est une question plus profonde qui surgit : Que se passe-t-il quand un média répète inlassablement les mêmes mots pendant des années ? Comment cela influence-t-il la manière dont un pays perçoit ses priorités, ses inquiétudes, ses fractures ? L’INA ne fournit pas d’interprétation, seulement des chiffres. Et ce sont justement ces chiffres, froids et implacables, qui frappent par leur intensité.
Pour certains, ces statistiques ne sont que le reflet d’une actualité brûlante. Pour d’autres, elles montent une véritable obsession éditoriale autour de quelques thèmes identitaires qui finissent par définir l’ensemble du paysage informatif. Une chose est sûre : Jamais une simple comptabilité de mots n’aura autant alimenté un débat sur la responsabilité médiatique.
👉 Source : Les chiffres indiquant que CNews a prononcé 30 993 fois le mot « islam » entre 2020 et 2024 proviennent d’une analyse dévoilée dans l’émission Complément d’enquête diffusée sur France 2. Les journalistes ont utilisé un outil informatique capable de comptabiliser, sur plusieurs années, la fréquence des mots prononcés à l’antenne. Cette enquête, reprise notamment par Beur FM et confirmée par des analyses relayées par Reporters sans frontières (RSF) et Mediapart, met en lumière la place centrale occupée par certains thèmes identitaires dans la ligne éditoriale de la chaîne. Elle contribue à interroger la façon dont le choix répété de certains termes peut influencer l’opinion publique et structurer le débat national.

Yann GOURIOU est rédacteur et responsable éditorial de MyJournal.fr. Passionné d’actualité, de société et de récits de vie, il signe chaque article avec une approche humaine, sensible et engagée. Installé en Bretagne, il développe un journalisme proche du terrain, accessible et profondément ancré dans le quotidien des Français.

Bonjour,
Je ne vois pas ce qui vous paraît inadmissible dans votre étude. Chaque média possède sa ligne éditoriale et Cnews place son info permanente sur le quotidien des français et les faits divers du quotidien.
Un sondage sur les incivilités – vols (avec et sans violences) – viols – narco trafic et meurtres montre l’implication majoritaire (en proportion) des
populations immigrées ou issues de l’immigration, françaises ou en attente de l’être…
C’est donc leur cœur de métier que de relater ces faits et de décortiquer à l’envi…
À l’inverse, les chaînes publiques, comme les médias d’opinion de gauche n’ont pas la même ligne médiatique, et pour cause, et ils sont totalement déboussolés de la réussite médiatique de ce concurrent « gênant »…
C’est sur l’islam n’est pas un fascisme !!! Il ne tue pas et libère la femme !!!!