Emmanuel Macron en colère après la sortie d’un livre explosif
Un livre publié début 2026 aurait mis Emmanuel Macron dans une colère noire. Non pour ce qu’il dit, mais pour qui l’a écrit.
La fin du second mandat approche, et déjà les récits du pouvoir se multiplient. Début janvier 2026, un livre consacré aux huit années de présidence d’Emmanuel Macron est venu raviver les tensions autour du chef de l’État.
L’ouvrage, publié le 7 janvier, dresse un portrait sévère du président et de son entourage. Il décrit une atmosphère de cour, des relations de pouvoir délétères, et une trajectoire présentée comme une occasion manquée. Une critique dure, mais pas inédite pour un président qui a souvent été la cible d’analyses sans concession.
Pourtant, selon des informations révélées début février 2026, ce n’est pas tant le contenu qui aurait mis Emmanuel Macron hors de lui. La colère serait venue d’ailleurs. Des auteurs eux-mêmes.
Les journalistes Nicolas Domenach et Maurice Szafran, longtemps considérés comme proches du pouvoir Macronien, signent ce livre sans rappeler, selon l’entourage présidentiel, leur implication passée dans les cercles du chef de l’État.
Dans l’intimité du pouvoir, le mot est lâché. Trahison. Emmanuel Macron aurait très mal vécu cette prise de distance publique, estimant que ceux qui décrivent aujourd’hui la cour de l’Élysée en ont eux-mêmes fait partie. Une critique jugée hypocrite, presque personnelle.

Ce ressentiment s’inscrit dans un climat de fin de règne tendu. Ces dernières semaines, le président a fait parler de lui pour des raisons parfois inattendues, entre un problème de santé à l’œil qui l’a contraint à porter des lunettes de soleil, et un discours économique à Davos devenu viral sur les réseaux sociaux.
Mais au-delà des images et des mèmes, c’est bien le bilan politique qui s’invite désormais dans le débat public. Et avec lui, les règlements de comptes.
Car Emmanuel Macron n’est pas seulement critiqué par des observateurs ou des journalistes. Son prédécesseur, François Hollande, n’a jamais dissimulé son amertume. Celui qui l’avait nommé ministre de l’Économie en 2014 estime toujours avoir été trompé par celui qui lui avait assuré ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2017.
Des années plus tard, les mots restent durs. L’ancien président parle d’un homme égocentrique, d’un rapport théâtral au pouvoir, et d’une solitude au sommet. Des critiques personnelles, profondes, qui témoignent d’une fracture jamais refermée.
À mesure que la page Macronienne se tourne, les récits s’entrechoquent. Les anciens alliés deviennent narrateurs, les proches se transforment en témoins, et le chef de l’État découvre que l’histoire de son pouvoir ne lui appartient déjà plus tout à fait.
Source : L’Express
