SOS Racisme lance une campagne contre la mairie RN de Perpignan
À un mois du scrutin, une campagne d’affichage de SOS Racisme visant le maire RN Louis Aliot déclenche une vive riposte. À Perpignan, la bataille électorale change de ton.
À Perpignan, la campagne municipale a pris un tour plus frontal à un mois du scrutin des 15 et 22 mars.
SOS Racisme a lancé une campagne d’affichage appelant à faire de la ville une municipalité “antiraciste”, visant implicitement le maire sortant, Louis Aliot, candidat à sa réélection sous l’étiquette du Rassemblement National.
L’association propose notamment la désignation d’un conseiller municipal délégué à la lutte contre les discriminations, la remise de récépissés lors des contrôles de la police municipale ou encore une politique de dénomination des lieux publics mettant à l’honneur des figures représentatives de la diversité française.
Dans un communiqué diffusé lundi, la fédération RN des Pyrénées-Orientales a dénoncé une “campagne de désinformation”. Selon elle, “à Perpignan, personne ne peut sérieusement prétendre avoir été victime d’une quelconque discrimination depuis l’arrivée de Louis Aliot” à la mairie en 2020.
Le maire affirme diriger la ville “dans le respect absolu de chaque habitant, sans distinction d’origine, de religion ou de condition”.

La riposte politique ne s’est pas limitée aux déclarations. Les soutiens du maire ont diffusé un tract reprenant les codes visuels de SOS Racisme, revisités aux couleurs nationales, avec un slogan détourné en soutien au maire sortant.
Louis Aliot apparaît aujourd’hui favori dans la course à sa succession. Il affronte notamment Agnès Langevine, candidate Place Publique investie par le Parti socialiste, Bruno Nougayrède soutenu par la droite et des macronistes, Mickaël Idrac allié aux écologistes, ainsi que le socialiste dissident Mathias Blanc.
Un élément judiciaire pourrait toutefois peser sur l’avenir politique du maire. Dans l’affaire des assistants parlementaires, une éventuelle condamnation assortie d’inéligibilité pourrait le contraindre à quitter ses fonctions après l’élection.
À Perpignan, la campagne municipale s’est ainsi déplacée sur le terrain symbolique.
Entre accusations de “propagande” et défense du bilan municipal, le débat s’est durci à mesure que l’échéance électorale approche.
Le verdict reviendra aux électeurs.
