Pourquoi la photo d’Ersilia Soudais (LFI) avec « Palestine Cola » choque
En posant avec Palestine Cola, la députée LFI Ersilia Soudais transforme un simple soda en symbole politique explosif. La polémique dépasse largement le cadre militant.
Une bouteille de soda posée devant un objectif. Une élue qui sourit. Et soudain, une polémique nationale.
En apparaissant aux côtés de Palestine Cola, Ersilia Soudais, députée de La France Insoumise, a propulsé une boisson militante au cœur du débat politique français. Ce qui aurait pu rester un simple geste militant s’est transformé en symbole clivant, commenté, disséqué, critiqué.
Palestine Cola revendique depuis ses débuts un engagement politique assumé. Pour ses partisans, acheter cette boisson revient à exprimer une solidarité, à transformer l’acte de consommer en prise de position. Mais l’image d’une députée de la République associée à ce produit change radicalement la portée du message.

Les réactions affluent. Certains saluent un engagement cohérent, fidèle aux convictions défendues par l’élue. D’autres dénoncent une confusion entre représentation nationale, militantisme idéologique et promotion d’un produit engagé. La polémique quitte rapidement le terrain symbolique pour interroger le rôle même des élus.
Jusqu’où un responsable politique peut-il afficher publiquement son soutien à une cause via un produit de consommation ? Cette question traverse désormais le débat public. Pour les critiques, cette image brouille la neutralité attendue d’un mandat parlementaire. Pour les soutiens, elle incarne au contraire une politique assumée, incarnée, sans faux-semblants.
Au-delà de cette affaire, Palestine Cola illustre une tendance plus large. Les marques militantes s’installent dans le paysage. Elles ne vendent plus seulement un produit, mais un récit, une position, une identité. Lorsqu’un élu s’y associe, ce récit prend une dimension institutionnelle qui ne laisse personne indifférent.
Ainsi, Palestine Cola n’est plus seulement un soda. C’est devenu un marqueur idéologique, un révélateur des tensions politiques françaises, et un exemple frappant de la manière dont la consommation et l’engagement se confondent désormais sous le regard du public.
