SNCF Optimum « no kids » : Polémique et réactions
La SNCF lance sa classe premium Optimum avec un espace « sans enfants » qui fait réagir haut-commissaire à l’enfance et usagers, ravivant le débat sur l’intégration des familles dans le transport public.
La SNCF a déclenché une vive réaction cette semaine en dévoilant les premiers détails de sa nouvelle classe premium Optimum, destinée à offrir un voyage de haute qualité et de confort. Présentée comme une évolution de l’ancienne Business Première, cette offre se distingue notamment par un espace dédié, calme et réservé aux voyageurs souhaitant tranquillité et sérénité à bord des TGV. Mais c’est un point particulier qui cristallise aujourd’hui la polémique : L’interdiction des enfants dans cet espace.
Selon plusieurs témoignages et publications relayés sur les réseaux sociaux, la SNCF aurait initialement présenté parmi les avantages de l’espace Optimum l’absence d’enfants, évoquant la garantie d’un « maximum de confort » pour les adultes. Cette mention a rapidement suscité l’indignation, notamment de la part de la haute-commissaire à l’enfance, qui a qualifié ce signal adressé aux familles de « brutal ». « Lorsque le confort des adultes passe par l’absence d’enfant, c’est choquant », a-t-elle déclaré, soulignant que le service public ne doit pas exclure une partie de la population.
Face à la réaction, la SNCF a modifié sa communication officielle, précisant que l’espace « calme » Optimum est désormais « accessible à partir de 12 ans », tout en rappelant que les plus jeunes restent les bienvenus dans le reste du train et que des tarifs avantageux sont proposés pour les familles.
Sur les réseaux, les avis sont partagés : Certains voyageurs accueillent favorablement la possibilité de voyager dans un environnement plus paisible, tandis que d’autres estiment que cette décision reflète une tendance plus large à exclure les enfants des espaces publics, au risque de marginaliser les familles.
Dans un contexte où la question de la natalité fait l’objet de préoccupations nationales, certains commentateurs dénoncent une contradiction profonde : Instaurer des zones « sans enfants » dans un service public revient à nier la place naturelle des familles dans la société.
La SNCF, de son côté, affirme rester attachée à faire du train un lieu ouvert à tous, et que l’espace Optimum n’est qu’une petite partie des wagons, pensée pour répondre à des besoins spécifiques de confort. La controverse, elle, ne semble pas près de s’éteindre, et ouvre un débat plus large sur la manière dont le transport public prend en compte les besoins des familles et de leurs enfants.
