SOCIETE

Sonia Mabrouk écartée de CNews : Le malaise qui fragilise la chaîne

Fauteuil vide, silence radio, lapsus en direct : L’éviction de Sonia Mabrouk déclenche une onde de choc sur CNews.

Tout s’est joué en quelques secondes.

Un générique lancé comme d’habitude. Un plateau familier. Mais une absence impossible à ignorer.

Ce jour-là, Sonia Mabrouk n’apparaît pas à l’écran. Aucun message préalable. Aucun mot d’excuse. Aucun bandeau explicatif. À sa place, une remplaçante appelée à la dernière minute pour assurer un rendez-vous politique devenu crucial pour la chaîne.

Dès les premières minutes, la gêne est palpable.

Les regards hésitent. Le ton vacille. Et soudain, le lapsus. Le nom de l’absente est prononcé en direct. Une erreur brève, mais lourde de sens. Comme si l’émission elle-même refusait d’effacer celle qui l’incarnait.

La séquence fait le tour des réseaux en quelques instants.

Pour beaucoup, ce n’est pas un simple accident d’antenne. C’est un signal.

Sonia Mabrouk n’est pas interchangeable. Elle est l’un des visages les plus identifiés de la chaîne. Une voix forte. Un style assumé. Une figure centrale. Son absence soudaine agit comme un électrochoc, révélant des tensions bien plus profondes que ce que l’écran laissait jusque-là percevoir.

Officiellement, le silence est total.

Aucune explication claire. Aucune communication structurée. Aucun calendrier de retour. Ce mutisme alimente toutes les hypothèses et accentue un sentiment de malaise déjà bien installé.

Portrait rapproché d’une présentatrice de télévision souriante lors d’un événement public en intérieur
Sonia Mabrouk quitte CNews

Dans les coulisses, l’ambiance serait électrique.

La gestion de cette absence interroge. Un remplacement improvisé. Une transition visiblement non préparée. Et surtout, l’impression que la chaîne a été prise de court par sa propre décision. Dans une chaîne d’information continue, ce genre de flottement ne pardonne pas.

Cette séquence intervient dans un contexte déjà explosif.

Polémiques à répétition. Choix éditoriaux contestés. Critiques internes. L’éviction de Sonia Mabrouk — temporaire ou non — s’inscrit dans une série de secousses qui fragilisent l’image de solidité que la chaîne tente d’imposer.

Pour les téléspectateurs, le doute s’installe.

Quand une figure disparaît sans un mot, la confiance vacille. Une émission politique repose sur plus qu’un conducteur ou des invités. Elle repose sur une incarnation. Et cette incarnation, soudainement absente, laisse un vide que la technique ne suffit pas à combler.

Une question domine désormais toutes les autres.

S’agit-il d’une simple parenthèse… ou du symptôme d’une crise plus profonde, prête à éclater au grand jour ?

Yann GOURIOU

Auteur indépendant installé en Bretagne, je réalise des enquêtes et des reportages de terrain pour mon blog. J’écris avec une approche humaine, sensible et engagée, en donnant la parole à celles et ceux dont on n’entend rarement la voix.

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