SOCIETE

Affaire Morandini : Sonia Mabrouk lâche CNews ?

La journaliste sort du silence. Très affectée, Sonia Mabrouk affirme ne plus dormir depuis plusieurs jours et refuse de cautionner le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini, malgré sa condamnation définitive.

La décision est désormais définitive. Le 14 janvier 2026, après s’être pourvu en cassation, le pourvoi de Jean‑Marc Morandini a été refusé par la Cour, rendant sa condamnation irrévocable. Une étape judiciaire majeure, qui n’a pourtant pas mis fin à sa présence quotidienne à l’antenne de CNews.

Malgré cette condamnation, la chaîne a choisi de maintenir son animateur à l’antenne et même de prolonger son contrat. Une décision qui continue de susciter incompréhension, colère et malaise, bien au-delà du simple débat médiatique.

Dans ce contexte lourd, Sonia Mabrouk est sortie du silence. Accusée récemment par Marine Le Pen, elle répond également aux critiques du député Jérôme Guedj et choisit la franchise totale.

Elle rappelle d’abord son attachement profond à sa chaîne, qu’elle qualifie de « chaîne de cœur ». Mais très vite, le ton change. La journaliste l’affirme sans détour : Elle ne cautionne pas le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini.

Une phrase lourde de sens, prononcée avec gravité.

Engagée contre les violences sexistes et sexuelles, Sonia Mabrouk insiste sur l’essentiel. Les victimes. Les mineurs. Ceux qui restent souvent invisibles derrière les débats de plateau et les stratégies de communication. Elle explique penser à eux avant tout, loin des calculs d’image ou de carrière.

Mère d’une fille et bientôt d’un petit garçon, la journaliste confie que cette affaire l’atteint profondément. Elle évoque des nuits sans sommeil, une charge morale pesante, et des valeurs qu’elle refuse de négocier. Le respect de chacun. La dignité humaine. La sanctuarisation absolue de l’intégrité physique et morale.

Sa déclaration est brute, presque douloureuse. « Je n’en dors pas depuis plusieurs jours », lâche-t-elle, comme un aveu rare dans un univers médiatique souvent verrouillé. Une phrase qui en dit long sur le trouble intérieur que provoque cette affaire, même au sein de la chaîne.

Alors que Jean-Marc Morandini a annoncé vouloir porter son dossier devant la Cour européenne des droits de l’homme, la fracture morale, elle, est déjà là. Silencieuse mais profonde. Et la prise de position de Sonia Mabrouk marque un tournant symbolique dans une affaire qui continue de secouer le paysage médiatique français.

Yann GOURIOU

Auteur indépendant installé en Bretagne, je réalise des enquêtes et des reportages de terrain pour mon blog. J’écris avec une approche humaine, sensible et engagée, en donnant la parole à celles et ceux dont on n’entend rarement la voix.

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