POLITIQUE

Affaire Ersilia Soudais : Harcèlement, emprise et sextape – Le procès choc qui secoue l’Assemblée Nationale

🕯️ Une femme dans l’arène

Ils étaient nombreux ce matin-là, massés dans la salle d’audience du tribunal de Meaux. Journalistes, curieux, soutiens discrets. Elle est entrée lentement, silhouette droite mais visage fermé. Ersilia Soudais, 34 ans, députée LFI, n’avait jamais pensé, même dans ses pires cauchemars, qu’un jour, sa vie privée deviendrait un dossier judiciaire aussi douloureux que médiatisé.

Mais ce mardi 21 mai 2025, tout bascule. Elle se tient face à celui qu’elle a aimé. Damien Cassé. L’homme avec qui elle avait partagé l’intimité, les espoirs, les engagements, les nuits, les projets. L’homme qui, aujourd’hui, est sur le banc des prévenus.

🌀 Une relation, puis une spirale

Tout avait commencé avec tendresse. Damien l’écoutait, la soutenait, la félicitait pour ses combats à l’Assemblée. Une fusion intellectuelle et affective. Il lui parlait d’égalité, de justice, de respect. Et pourtant… très vite, l’idéal se fissure.

Il lui fait remarquer qu’elle s’habille “trop sobrement pour une femme de pouvoir”. Puis que son maquillage n’est “pas assez sensuel”. Et enfin, que ses collègues masculins “la regardent trop”. Le doute s’installe. L’amour devient contrôle. L’attention se transforme en emprise.

Il filtre ses appels, exige des mots de passe, la dénigre à voix basse entre deux caresses. Et lorsqu’elle s’éloigne, il pleure. Puis menace. Puis revient. Ce cycle, elle le subit pendant près de trois ans.

🎭 L’homme-mystère, le jeu cruel

Un jour, Damien invente un “jeu”. Il l’appelle le “protocole de l’homme-mystère”. Elle doit recevoir des instructions érotiques anonymes sur une messagerie sécurisée. Il prétend que cela renforce leur complicité. Mais très vite, Clémence – nom d’emprunt qu’elle s’attribue dans ses notes intimes – sent l’angoisse la ronger.

Elle joue, sous contrainte. Elle accepte, souvent en pleurant. Elle se filme. Il garde les vidéos.

📽️ La peur de la sextape

Un jour, il laisse entendre qu’une vidéo pourrait fuiter. Sur Twitter. Sur Telegram. Il n’en dit pas plus. Elle se tait, ravale sa panique, continue de siéger en commission des affaires sociales, tout en craignant chaque notification sur son téléphone.

L’angoisse devient insomnie. Le stress, perte de poids. Son équipe parlementaire s’interroge. Une collaboratrice lui conseille de consulter. Un autre devine et lui murmure : “Ce n’est pas ça, l’amour.”

⚖️ Le déclic et la plainte

En mars 2024, un geste de trop. Une soirée de trop. Elle franchit la porte d’un commissariat. Elle dépose plainte. Pour viol d’abord. Mais l’enquête, complexe, ne retiendra pas cette qualification. Elle n’abandonne pas. Harcèlement moral, dit-elle. Et elle tient bon.

🏛️ Le jour du procès

Le 21 mai 2025, elle parle. Longtemps. Les mots se coincent parfois. D’autres éclatent comme des cris. Elle décrit les humiliations, les manipulations, la peur constante. Le silence imposé par la honte.

Damien Cassé, lui, conteste. Il parle de “relation passionnelle”, nie tout chantage, évoque un “jeu consenti entre adultes”.

Le procureur, lui, est ferme : Quatre à six mois avec sursis, interdiction d’entrer en contact avec la députée pendant trois ans. Le verdict sera rendu le 11 juin.

💬 Une onde de choc politique

À gauche comme à droite, les réactions pleuvent. Les soutiens à Ersilia Soudais affluent. Mais certains opposants instrumentalisent déjà l’affaire. “Elle savait, elle a consenti”, écrivent des trolls. Pourtant, dans les couloirs de l’Assemblée, une prise de conscience silencieuse germe : L’emprise n’a pas de couleur politique.

🔚 Et maintenant ?

Elle a repris ses fonctions. Plus forte, dit-elle. Ou du moins, en reconstruction. Car l’humiliation ne s’efface pas en un jugement. Mais elle a parlé. Elle a brisé le silence. Et dans la France de 2025, c’est déjà un acte de courage immense.

🔴 Cet article est fondé sur des faits rapportés dans la presse, romancés ici pour mettre en lumière les réalités du harcèlement moral et de l’emprise dans les couples, y compris dans les sphères les plus hautes de la République.

Yann GOURIOU

Auteur indépendant installé en Bretagne, je réalise des enquêtes et des reportages de terrain pour mon blog. J’écris avec une approche humaine, sensible et engagée, en donnant la parole à celles et ceux dont on n’entend rarement la voix.

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