SOCIETE

Solitude : Louer un ami pour ne plus être seul – Une pratique qui interroge

Face à l’isolement, des adultes franchissent un pas encore tabou : Rémunérer une relation amicale pour ne plus être seuls.

Il n’y a parfois plus personne à appeler.

Le téléphone reste silencieux, les journées s’étirent, les soirées deviennent lourdes. Pour certains adultes, la solitude n’est pas une abstraction statistique, mais une réalité quotidienne qui ronge lentement. C’est dans ce vide que surgit une idée encore dérangeante : Louer un ami.

Pas un compagnon amoureux. Pas un thérapeute. Juste une présence humaine. Quelqu’un pour parler, marcher, boire un café, regarder un film ou simplement exister à côté. En France, cette pratique reste marginale, discrète, souvent cachée par honte ou gêne. Pourtant, elle répond à un besoin profond : Ne plus être seul.

Ceux qui franchissent ce pas ne parlent pas d’excentricité. Ils parlent de survie émotionnelle. Beaucoup racontent un isolement progressif : Rupture, déménagement, maladie, précarité, éloignement familial. Le cercle social se rétrécit, les invitations disparaissent, et le silence s’installe. Louer un ami devient alors une manière de recréer un semblant de normalité.

Les rencontres sont encadrées, limitées dans le temps, sans ambiguïté affichée. On paye pour une discussion sincère, pour une écoute attentive, pour une présence sans jugement. Mais derrière cette simplicité apparente se cache une question troublante : Que dit notre société lorsque la relation humaine devient un service tarifé ?

Certains y voient une solution temporaire, un sas avant de retrouver une vie sociale classique. D’autres y voient le symptôme d’un malaise plus large, celui d’une société où le lien se fragilise, où chacun avance seul, pressé, connecté mais isolé. Louer un ami ne guérit pas la solitude, mais il la rend supportable, quelques heures au moins.

Ce phénomène, encore discret, met en lumière un besoin fondamental trop souvent ignoré : Celui d’être vu, entendu, reconnu. Il rappelle que la solitude n’est pas toujours un choix, et que l’absence de lien peut devenir une souffrance aussi réelle qu’une douleur physique.

🔍 Informations clés résumées

ÉlémentsDonnées
ServiceUrFriendly
Tarif moyen20 €/heure
Lancé en France2024
Cibles principalesSeniors isolés, jeunes adultes solitaires
Origine du conceptJapon, États-Unis
Plateforme mentionnéeTF1 Info (29 juillet 2025)

Yann GOURIOU

Auteur indépendant installé en Bretagne, je réalise des enquêtes et des reportages de terrain pour mon blog. J’écris avec une approche humaine, sensible et engagée, en donnant la parole à celles et ceux dont on n’entend rarement la voix.

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