« L’immigration est un problème » : La phrase choc de Karine Le Marchand
Sur le plateau des Grandes Gueules, Karine Le Marchand brise un tabou en qualifiant l’immigration de “problème” à traiter politiquement, tout en refusant toute stigmatisation. Une déclaration qui divise et relance le débat à l’approche de la présidentielle.
La question de l’immigration revient régulièrement au cœur du débat public français, mais rares sont les personnalités médiatiques à s’y engager frontalement. Cette fois, c’est Karine Le Marchand qui a choisi de s’exprimer sans détour, au risque de provoquer incompréhension, colère ou soutien.
Connue pour son engagement auprès des agriculteurs et pour ses incursions dans les coulisses du pouvoir, l’animatrice a décidé de consacrer un nouveau projet à l’histoire migratoire française. Diffusé prochainement sur M6, son documentaire retrace un siècle d’immigration, en mêlant récits personnels et décisions politiques majeures.
Lors de ses différentes prises de parole médiatiques, notamment sur BFMTV, Karine Le Marchand a expliqué vouloir sortir des slogans simplistes. Selon elle, comprendre l’immigration impose de regarder à la fois les trajectoires humaines et les choix politiques qui ont façonné la situation actuelle.

Mais c’est surtout sur le plateau de Les Grandes Gueules que son discours a pris une tournure plus frontale. Face aux chroniqueurs, elle a affirmé que l’immigration constituait un problème dont la France devra se saisir politiquement lors de la prochaine élection présidentielle.
Une phrase qui a immédiatement suscité de vives réactions. Consciente de la charge de ses mots, l’animatrice a toutefois tenu à préciser sa pensée. Fille d’un père immigré, elle revendique une vision profondément marquée par son histoire personnelle et refuse toute stigmatisation collective.
Pour Karine Le Marchand, le débat public souffre d’un amalgame dangereux entre immigration et insécurité. Elle rappelle que la grande majorité des descendants d’immigrés vivent, travaillent et s’intègrent sans difficulté particulière. Selon elle, les problèmes souvent mis en avant relèvent davantage de fractures sociales et territoriales que de l’origine des personnes.
En assumant cette parole nuancée, Karine Le Marchand s’expose aux critiques, mais revendique une nécessité : celle de traiter la question migratoire sans tabou, sans caricature et sans raccourci. Une position qui, qu’on la partage ou non, a le mérite de replacer le débat sur le terrain politique plutôt que sur celui de l’émotion.
