SANTE

Airfryer : Ce danger invisible pour la santé que peu de gens soupçonnent

Présenté comme plus sain que la friture, l’airfryer cache pourtant un risque méconnu lié à la cuisson à haute température. Ce que révèlent les études récentes pourrait surprendre de nombreux utilisateurs.

Il a envahi les cuisines françaises en quelques années. Compact, rapide, présenté comme une alternative plus saine à la friture traditionnelle, l’airfryer s’est imposé comme l’appareil star de la cuisson moderne. Pourtant, derrière cette image rassurante, des questions sanitaires commencent à émerger.

Le principe de l’airfryer repose sur une circulation d’air très chaud permettant de dorer les aliments sans immersion dans l’huile. Cette technologie réduit effectivement l’apport en graisses, un argument souvent mis en avant. Mais la réduction des matières grasses ne signifie pas automatiquement une cuisson sans risque.

Lorsque les aliments sont exposés à des températures élevées, notamment au-delà de 170 degrés, certaines réactions chimiques se produisent naturellement. Dans les aliments riches en amidon, comme les pommes de terre ou les produits céréaliers, cela peut favoriser la formation de composés indésirables issus du brunissement excessif. Ces substances ne sont pas spécifiques à l’airfryer, mais ce mode de cuisson rapide et intense peut en accentuer la présence si les réglages ne sont pas maîtrisés.

Airfryer danger santé cuisson

Le problème ne vient donc pas de l’appareil lui-même, mais de son usage. Des aliments trop dorés, voire brun foncé, sont souvent perçus comme plus croustillants et appétissants. Pourtant, cette coloration avancée est précisément le signe d’une cuisson qui dépasse le simple plaisir gustatif pour entrer dans une zone moins favorable sur le plan sanitaire.

Autre point rarement évoqué : La répétition. Utilisé occasionnellement, l’airfryer ne pose pas de problème particulier. En revanche, lorsqu’il devient l’outil principal de cuisson quotidienne, sans variation des méthodes ni attention portée aux températures, l’exposition à ces composés augmente mécaniquement.

Les spécialistes s’accordent sur un point essentiel : Aucun mode de cuisson n’est totalement neutre. Four, grill, poêle ou airfryer produisent tous, à des degrés divers, des substances liées à la chaleur. Ce qui fait la différence, ce sont les pratiques. Températures modérées, durées de cuisson contrôlées, aliments non carbonisés et diversité des méthodes restent les meilleurs alliés d’une alimentation équilibrée.

L’airfryer conserve donc des avantages réels, notamment pour limiter l’excès de graisses. Mais il ne doit pas être perçu comme une solution miracle. Comme souvent en matière de nutrition, c’est l’usage raisonné, et non l’appareil lui-même, qui fait toute la différence.

Yann GOURIOU

Auteur indépendant installé en Bretagne, je réalise des enquêtes et des reportages de terrain pour mon blog. J’écris avec une approche humaine, sensible et engagée, en donnant la parole à celles et ceux dont on n’entend rarement la voix.

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