Casseurs et pilleurs : le gouvernement veut s’attaquer à leurs allocations CAF
RSA, APL, allocations familiales… Le gouvernement veut frapper les casseurs et les pilleurs au portefeuille. Une nouvelle offensive qui pourrait changer les règles du jeu pour les auteurs de dégradations.
« Tu casses, tu payes » : la facture pourrait devenir salée
Le gouvernement entend durcir les conséquences financières pour les personnes impliquées dans des pillages, des violences et des dégradations.
Le ministre Vincent Jeanbrun a annoncé, avec Gérald Darmanin, une circulaire visant à prendre en compte les revenus provenant d’activités illégales, notamment du recel ou du trafic, dans le calcul de certaines prestations sociales.
L’objectif affiché 👉 éviter qu’une personne profite de revenus illégaux tout en percevant des prestations calculées sans tenir compte de ces ressources.
Les allocations CAF pourraient servir à payer les dégâts
Un autre dispositif, prévu dans un projet de loi examiné par le Conseil d’État le 3 septembre 2026, va plus loin.
🔴 Il permettrait, sous certaines conditions, de prélever une partie des allocations familiales et des aides personnelles au logement pour rembourser les dommages causés lors de violences collectives.
📍 Mais attention : il ne s’agit pas de supprimer automatiquement toutes les aides sociales aux casseurs.
⚖️ Une décision de justice définitive serait nécessaire pour permettre le recouvrement de dommages et intérêts sur ces prestations. 🫸 Des plafonds et des protections resteraient applicables.
Qui casse devra-t-il vraiment payer ?
Le principe est simple : faire davantage contribuer les responsables des destructions à leur réparation, plutôt que de laisser la facture aux victimes et à la collectivité.
Reste une question essentielle : comment appliquer ces mesures sans pénaliser injustement les familles ou les personnes qui n’ont commis aucune dégradation ?
👉 Une chose est certaine : le débat sur la responsabilité financière des casseurs est désormais relancé.
🚨 Source : Conseil d’État, avis du 3 septembre 2026 relatif à la réparation des dommages résultant de violences ou de dégradations commises dans l’espace public.