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Ils détruisent la maison qu’ils louaient après le refus de leur offre d’achat : une propriétaire se retrouve avec 130 000 euros de pertes

Après avoir refusé une offre d’achat jugée trop basse, une propriétaire découvre l’ampleur de la vengeance de ses locataires. Loyers impayés, maison dévastée, assurance qui refuse de payer : le préjudice atteint 130 000 euros.

Les conflits entre propriétaires et locataires ne manquent pas, mais certaines affaires dépassent l’entendement. En Espagne, une propriétaire a vu sa maison entièrement dévastée après avoir refusé de vendre son bien à ses locataires à un prix qu’elle jugeait insuffisant.

L’histoire se déroule à Madrid. Pendant près de cinq ans, une propriétaire loue sans difficulté sa maison à un couple et à leur enfant. Le bail arrive à son terme dans un climat apparemment serein, jusqu’au jour où les occupants manifestent leur volonté d’acheter le logement.

Estimant l’offre largement inférieure à la valeur réelle du bien, la propriétaire refuse la proposition. Une décision qui marque le début d’un long conflit.

Près de deux ans sans paiement de loyer

Selon la propriétaire, les locataires auraient cessé de régler leur loyer pendant 21 mois consécutifs après le refus de leur offre d’achat. Pour éviter une expulsion, ils auraient invoqué un certificat de vulnérabilité, un dispositif espagnol destiné à protéger certaines familles modestes avec enfants à charge.

La propriétaire conteste toutefois cette situation. Elle affirme que les occupants disposaient de ressources suffisantes et cite plusieurs aménagements coûteux réalisés dans la maison, notamment l’installation d’un système de climatisation complet et la motorisation de la porte du garage.

Une maison laissée dans un état catastrophique

Après de longs mois de tensions, les locataires finissent par quitter les lieux. Mais à leur départ, la propriétaire découvre une scène de désolation.

Le revêtement de sol stratifié aurait été arraché et emporté, plusieurs lavabos détruits, des murs dégradés et du mobilier volontairement endommagé. Selon son témoignage, les anciens occupants auraient même transporté des gravats et divers déchets pour les déverser à l’intérieur du logement.

« Rien ne laissait présager une telle situation. Cette famille semblait tout à fait normale », confie la propriétaire, encore sous le choc.

Une facture estimée à 130 000 euros

D’après le média espagnol Noticias de Trabajo, le préjudice total atteindrait environ 130 000 euros.

La propriétaire évalue les dégâts matériels à près de 100 000 euros, auxquels s’ajoutent environ 30 000 euros de loyers impayés accumulés pendant près de deux ans.

L’assurance refuse de l’indemniser

Comme si cette situation ne suffisait pas, la propriétaire a également essuyé un refus de la part de son assureur.

La compagnie considère que les dommages constatés relèvent d’un acte de vandalisme et non d’un simple sinistre locatif. Or, le contrat d’assurance ne comportait pas de garantie spécifique couvrant ce type de dégradations volontaires.

Faute de couverture adaptée, aucun remboursement ne lui a été accordé malgré l’ampleur des pertes subies.

Une procédure judiciaire engagée

Déterminée à obtenir réparation, la propriétaire a décidé de saisir la justice contre ses anciens locataires. Elle a également alerté les forces de l’ordre après avoir affirmé avoir aperçu les intéressés à plusieurs reprises aux abords de son habitation.

Cette affaire spectaculaire relance le débat sur la protection des propriétaires face aux loyers impayés, aux dégradations volontaires et aux limites de certaines garanties d’assurance.

Yann GOURIOU

Auteur indépendant installé en Bretagne, je réalise des enquêtes et des reportages de terrain pour mon blog. J’écris avec une approche humaine, sensible et engagée, en donnant la parole à celles et ceux dont on n’entend rarement la voix.

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