Elle commande un simple pistolet à eau pour son fils : dix mois plus tard, elle découvre qu’elle a un casier judiciaire
Pensant acheter un simple jouet sur Internet, une mère de famille a finalement reçu une amende de plusieurs centaines d’euros et une inscription à son casier judiciaire. Une histoire qui surprend toute l’Europe.
L’histoire paraît presque irréelle.
Une habitante de Riehen a commandé sur Amazon un pistolet à eau destiné à son fils de 13 ans. Dix mois plus tard, elle découvre qu’elle fait l’objet d’une condamnation pénale et qu’une inscription figurera sur son casier judiciaire.
Selon son témoignage rapporté par le média suisse 20 Minuten, elle avait passé commande en juin 2025. Le colis n’étant jamais arrivé, elle pensait simplement qu’il avait été perdu pendant le transport. Mais en avril 2026, elle reçoit un courrier de la police cantonale de Bâle-Ville lui demandant des explications concernant cette commande.
Le problème ne venait pas du fait qu’il s’agissait d’un pistolet à eau, mais de son apparence. En Suisse, certains jouets sont considérés comme des armes lorsqu’ils ressemblent suffisamment à de véritables armes à feu. Les douanes avaient intercepté le colis et estimé que l’objet pouvait être confondu avec une arme réelle.
La législation suisse est particulièrement stricte sur ce point. Les armes factices, les armes à blanc ou certains objets de loisir peuvent être assimilés à de véritables armes lorsqu’ils présentent une ressemblance importante avec celles-ci. Leur vente et leur importation sont alors soumises à des règles spécifiques.
Résultat : cette mère de famille a été dénoncée par les services douaniers. Elle a reçu une ordonnance pénale et devra payer :
- 300 francs suisses d’amende (environ 325 euros)
- 200 francs de frais de procédure (environ 217 euros)
- 305 francs de dépenses administratives (environ 331 euros).
Au total, la facture dépasse 800 euros pour un objet qu’elle considérait comme un simple jouet.
Elle affirme avoir été totalement surprise par cette décision, expliquant que le produit était vendu librement sur Amazon comme un jouet destiné aux enfants.
Et en France ?
La situation serait différente pour un véritable pistolet à eau.
En droit français, les armes à eau et les pistolets à eau sont explicitement exclus de la catégorie des armes factices destinées à être réglementées comme des armes. Ils sont considérés comme des jouets lorsqu’ils sont clairement identifiables comme tels.
En revanche, les répliques très réalistes d’armes à feu sont soumises à des restrictions. Leur vente aux mineurs est interdite et leur port dans l’espace public peut entraîner des poursuites, notamment lorsqu’elles sont utilisées pour menacer ou intimider une personne.
Cette affaire rappelle qu’un objet vendu comme un jouet sur Internet n’est pas forcément autorisé dans tous les pays. Les règles peuvent varier fortement d’un État à l’autre, notamment lorsqu’il s’agit d’objets imitant des armes réelles.
Dans le cas de cette mère suisse, un simple cadeau destiné à son fils s’est finalement transformé en procédure pénale, en amende de plusieurs centaines d’euros et en inscription à son casier judiciaire. Une conséquence que peu de consommateurs auraient probablement imaginée en cliquant sur « Ajouter au panier ».