SOCIETE

Ils tentent de la violer, découvrent qu’elle a un pénis : terrible agression à Montpellier

Une jeune femme transgenre de 21 ans affirme avoir échappé à une tentative de viol dans le Verdanson à Montpellier. Après avoir découvert qu’elle possédait un pénis, ses deux agresseurs l’auraient violemment lacérée avec des tessons de bouteille.

Une jeune femme transgenre de 21 ans affirme avoir échappé à une tentative de viol dans le lit du Verdanson, à Montpellier. Selon son récit, ses deux agresseurs auraient découvert qu’elle possédait un pénis avant de s’acharner sur elle. Lacérée à plusieurs endroits du corps, elle aurait reçu une cinquantaine de points de suture. Une enquête est en cours pour tenter d’identifier les deux hommes.

La soirée aurait pu se terminer de manière dramatique. Jeudi 13 août 2026, entre 17h et 17h30, une jeune femme transgenre âgée de 21 ans aurait été victime d’une très violente agression dans le secteur du Verdanson, à Montpellier.

La jeune femme était descendue dans le lit du cours d’eau pour réaliser des tags lorsqu’elle aurait rencontré deux hommes.

Après une brève conversation, la situation aurait brutalement dégénéré.

Selon le récit livré par la victime aux policiers, les deux inconnus auraient tenté de la violer dans ce secteur relativement isolé. C’est alors qu’ils auraient découvert qu’elle possédait un pénis.

La tentative d’agression sexuelle aurait alors laissé place à un véritable déchaînement de violence.

Lacérée au visage, aux bras et aux jambes

D’après les déclarations de la victime, les deux hommes lui auraient porté de nombreux coups à l’aide d’un objet tranchant.

Le visage, les bras et les jambes de la jeune femme auraient été lacérés.

Malgré ses blessures, elle serait parvenue à prendre la fuite et à rejoindre la voie publique.

Vers 17h30, des témoins auraient alors découvert une jeune femme ensanglantée, assise sur le trottoir, à proximité de l’avenue Saint-Charles et de la rue Bouisson-Bertrand.

Les secours ont été alertés.

Prise en charge, la victime a été transportée au CHU de Montpellier, où ses nombreuses blessures ont nécessité des soins importants. Selon les éléments rapportés, une cinquantaine de points de suture auraient été nécessaires.

Elle aurait ensuite quitté l’hôpital dans la soirée afin d’être entendue par les policiers.

Elle raconte aux policiers avoir échappé à un viol

C’est au cours de son audition que la jeune femme aurait raconté précisément ce qui venait de lui arriver.

Elle explique être transgenre et affirme que deux hommes auraient tenté de l’agresser sexuellement avant de découvrir qu’elle possédait un pénis.

C’est après cette découverte, toujours selon son témoignage, que les violences se seraient intensifiées.

Cette chronologie constitue à ce stade le récit de la victime, les enquêteurs devant désormais déterminer précisément les circonstances de l’agression et retrouver les deux suspects.

Après les faits, les deux hommes auraient pris la fuite en courant dans le lit du Verdanson, en direction du Corum.

Des tessons de bouteilles retrouvés dans le tunnel

Au départ, la jeune femme n’aurait pas été en mesure d’identifier précisément l’objet utilisé pour la blesser.

Le tunnel était sombre et les deux hommes portaient, selon son témoignage, des lampes frontales qui auraient compliqué sa perception de la scène.

Mais les constatations effectuées sur les lieux auraient apporté un élément particulièrement important.

Des morceaux provenant de bouteilles de bière brisées auraient été retrouvés à proximité des traces de sang.

Les enquêteurs soupçonnent donc que les nombreuses lacérations constatées sur le corps de la victime aient pu être provoquées à l’aide de tessons de verre.

Des examens médico-légaux doivent contribuer à déterminer la nature exacte des blessures et leur compatibilité avec ces objets.

Qui sont les deux hommes recherchés ?

La victime aurait également fourni une description des deux individus.

Selon son témoignage, il s’agirait de deux jeunes hommes d’environ 1,80 mètre, habillés entièrement en noir et équipés chacun d’une lampe frontale.

Ils auraient également été en possession de bombes de peinture.

La jeune femme se trouvait elle-même dans le Verdanson pour réaliser un tag. Sa bombe de peinture aurait été retrouvée sur les lieux et récupérée dans le cadre des investigations.

Ces constatations matérielles permettent notamment aux enquêteurs de confronter son témoignage aux éléments découverts sur place.

Les caméras de Montpellier pourraient-elles permettre de retrouver les agresseurs ?

C’est désormais l’un des enjeux essentiels de l’enquête.

Les policiers devraient notamment exploiter les images des caméras de vidéoprotection situées sur les voies entourant le Verdanson afin de rechercher le passage de personnes susceptibles de correspondre au signalement fourni par la victime.

L’objectif sera notamment de déterminer l’itinéraire emprunté par les deux hommes avant ou après l’agression et, si les images le permettent, de parvenir à les identifier.

L’enquête devra également déterminer les motivations exactes des agresseurs et établir les qualifications pénales susceptibles d’être retenues.

À ce stade, il convient donc de ne pas présenter comme définitivement établis ni l’identité des auteurs, ni leurs motivations.

Le Verdanson, haut lieu du street-art à Montpellier

Le lieu où se serait déroulée l’agression est particulièrement connu des Montpelliérains.

Le Verdanson traverse Montpellier avant de rejoindre le Lez. Une partie de son cours urbain est canalisée et ses murs sont devenus au fil des années un lieu emblématique du graffiti et du street-art montpelliérain.

Graffeurs et amateurs d’art urbain fréquentent ainsi régulièrement ses abords et certaines parties de son lit.

C’est précisément pour réaliser un tag que la jeune femme explique être descendue dans le secteur jeudi après-midi.

Quelques minutes plus tard, elle en serait ressortie ensanglantée.

Les investigations doivent maintenant permettre de reconstituer exactement ce qui s’est produit dans le tunnel et surtout de retrouver les deux hommes décrits par la victime.

Yann GOURIOU

Auteur indépendant installé en Bretagne, je réalise des enquêtes et des reportages de terrain pour mon blog. J’écris avec une approche humaine, sensible et engagée, en donnant la parole à celles et ceux dont on n’entend rarement la voix.

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