POLITIQUE

« On en a marre de le voir » : Jean-Michel Aphatie critique l’omniprésence médiatique de Jordan Bardella

Le chroniqueur Jean-Michel Aphatie a franchi un nouveau palier de l’agacement. Sur le plateau de Quotidien, il a lancé sans détour : « On en a un peu marre de le voir », en parlant de Jordan Bardella, provoquant des rires et une forte réaction sur les réseaux sociaux. Bardella, président du Rassemblement National, entame actuellement une tournée promotionnelle intense pour son livre Ce que veulent les Français, et apparaît dans une avalanche d’interviews, de clips TikTok, de spots radio et télé.

Pour Aphatie, cette stratégie est symptomatique d’une politique qui privilégie la forme à la substance : « Depuis quinze jours, toutes les radios, toutes les télé… un flot de parole que l’on n’écoute plus », a-t-il lancé. Il a ironiquement répété le mot « TikTok !» en commentant les vidéos que Bardella poste lui-même pour viser les jeunes. Dans son esprit, la médiatisation permanente affaiblit le discours politique.

Bardella ne s’est pas laissé faire. Quelques jours plus tard, il a publié une riposte publique : Il a évoqué un livre d’Aphatie, sorti en septembre, et dont il ironise qu’il aurait « vendu à ce jour moins de 2 000 exemplaires ». Le ton est monté. Ce bras de fer symbolise bien plus qu’un simple échange d’amabilités : C’est la confrontation entre deux univers : Les médias traditionnels, incarnés par Aphatie, attachés à une argumentation longue, et la nouvelle génération politique, incarnée par Bardella, qui mise sur l’ubiquité, l’image, la viralité.

Dans ce contexte, les observateurs y voient un signal : La politique n’est plus seulement un débat d’idées mais aussi un spectacle. Et pour Jean-Michel Aphatie, ce spectacle est en train de prendre le pas sur l’essentiel. Le duel est lancé.

Yann GOURIOU

Auteur indépendant installé en Bretagne, je réalise des enquêtes et des reportages de terrain pour mon blog. J’écris avec une approche humaine, sensible et engagée, en donnant la parole à celles et ceux dont on n’entend rarement la voix.

4 réflexions sur “« On en a marre de le voir » : Jean-Michel Aphatie critique l’omniprésence médiatique de Jordan Bardella

  • Moi, j’aimerai que Marine Le Pen puisse se présenter à l’élection présidentielle de 2027, et que Jordan Bardella, soit le Premier Ministre.

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  • Je lis l’article qui critique l’omniprésence médiatique de Jordan Bardella, à travers l’intervention de Jean‑Michel Aphatie, et je ne peux m’empêcher d’avoir une tout autre impression. Pour ma part, je considère que Jordan Bardella incarne un véritable renouveau politique.

    Oui, on le voit partout, c’est vrai. Mais cette visibilité, à mon sens, n’est pas un simple effet de mode ou un exercice de style creux. Elle témoigne surtout d’une génération qui bouscule les codes, d’un acteur politique qui sait que l’époque ne pardonne plus les discours uniquement formels ou les langages d’élite.

    Je crois que Bardella est “dans la mouvance” — dans ce flux de changement que beaucoup décrivent, mais peu osent incarner. Quand il s’adresse aux jeunes via TikTok, quand il s’empare des réseaux, quand il multiplie les formats, je ne vois pas uniquement une stratégie de communication : Je vois l’effort de faire politique autrement, de sortir des vieux travers pour toucher, mobiliser, donner voix.

    Et justement, c’est ça qui à mes yeux définit un renouveau : Non pas l’apparition d’un visage nouveau, mais la capacité de transformer l’outil lui-même, de s’emparer des médias comme d’un terrain, d’un espace de débat, de friction, de réinvention. Bardella n’est peut-être pas le seul à agir ainsi, mais il le fait avec constance.

    Pour autant, je ne pense pas pour autant qu’il faille idéaliser l’homme ou oublier l’examen critique. Any politique mérite questionnement. Mais ce que je tiens à souligner avec force, c’est que l’« omniprésence » dont parle Aphatie ne me semble pas synonyme de saturation vide ou de bavardage vain. À mes yeux, c’est d’abord le signe d’une époque qui exige de la visibilité, de l’interactivité, et d’une présence renouvelée.

    Alors oui, je choisis de voir dans Jordan Bardella ce renouveau, cette envie de faire autrement. Et j’ose l’affirmer : c’est un signe d’espoir — ou au minimum un pari sur la transformation.

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  • Je trouve ça bien que l’on voit Jordan Bardella partout dans les médias. 👍

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