Ils sont 9 et peuvent bloquer les lois : qui sont vraiment les membres du Conseil constitutionnel ?
👉 Ils sont 9… et pourtant ils ont le pouvoir de bloquer des lois, d’annuler des décisions politiques et d’influencer toute la France. Mais qui sont vraiment ces hommes et ces femmes que personne ne connaît ?
Dans les coulisses feutrées du Conseil constitutionnel
Le Conseil Constitutionnel n’est pas seulement un organe juridique, c’est une enceinte où se croisent parcours politiques, carrières judiciaires et hauts faits de l’administration française.
Installés dans l’Aile Montpensier du Palais-Royal, à Paris, les neuf Sages détiennent un pouvoir discret mais immense : Dire si une loi est conforme à la Constitution. Chaque décision peut bouleverser l’agenda politique, et chaque mot pesé dans leurs délibérations peut changer le cours de l’Histoire.
En 2026, la composition du Conseil incarne un équilibre entre figures politiques d’expérience, magistrats aguerris et hauts fonctionnaires rompus aux arcanes de l’État.

Richard Ferrand – Président du Conseil constitutionnel
Nommé par le président de la République Emmanuel Macron, Richard Ferrand prend ses fonctions de président du Conseil Constitutionnel le 8 mars 2025. Ancien président de l’Assemblée Nationale, il est né le 1er juillet 1962 à Rodez. Avant de se hisser au sommet de cette institution, Ferrand a été député du Finistère et pilier de La République en Marche. Son expérience parlementaire, sa proximité avec le chef de l’État et sa connaissance fine des procédures législatives font de lui une figure centrale du Conseil. À ce poste, il incarne la continuité institutionnelle tout en portant le poids d’une réputation construite sur des décennies de vie politique.

Jacques Mézard – Le Sage du Cantal
Avocat de formation et ancien bâtonnier, Jacques Mézard est nommé par Emmanuel Macron en mars 2019. Né en 1947, il a été sénateur du Cantal de 2008 à 2019, avant d’entrer au gouvernement comme ministre de l’Agriculture puis ministre de la Cohésion des territoires. Son ancrage local et son pragmatisme rural apportent au Conseil une vision enracinée dans la réalité des territoires, loin des seules considérations parisiennes. Mézard fait partie de ces Sages qui, à travers leur parcours, savent concilier droit et terrain.

Alain Juppé – Le diplomate de la République
Ancien Premier ministre (1995-1997) et ministre à plusieurs reprises, Alain Juppé est nommé en mars 2019 par le président de l’Assemblée Nationale de l’époque, Richard Ferrand. Né en 1945 à Mont-de-Marsan, Juppé est inspecteur des finances et a marqué la vie politique française par son engagement européen et son attachement aux institutions. Son sens de la stratégie, acquis au fil des décennies, en fait une voix écoutée au sein du Conseil.

François Pillet – L’avocat pénaliste
Nommé par Gérard Larcher, président du Sénat, en mars 2019, François Pillet est né en 1950 à Bourges. Ancien bâtonnier et avocat pénaliste reconnu, il a siégé comme sénateur du Cher de 2007 à 2019. Défenseur rigoureux du droit et des libertés, Pillet apporte une expertise juridique précieuse, forgée autant dans les prétoires que dans l’hémicycle.

Jacqueline Gourault – La modérée centriste
Femme politique issue du Mouvement Démocrate, Jacqueline Gourault est nommée en mars 2022 par Emmanuel Macron. Née en 1950 à Montoire-sur-le-Loir, elle a été sénatrice du Loir-et-Cher puis ministre de la Cohésion des territoires. Sa réputation de médiatrice et de femme de dialogue trouve écho dans les délibérations, où la recherche du consensus est un art subtil.

François Seners – Le haut fonctionnaire discret
Nommé par Gérard Larcher en mars 2022, François Seners est né en 1958 à Metz. Conseiller d’État, il a occupé des postes stratégiques dans l’administration, notamment directeur de cabinet du président du Sénat. Sa discrétion et son expertise administrative en font un pilier technique du Conseil, capable de traduire les complexités juridiques en décisions claires.

Véronique Malbec – La magistrate
Magistrate expérimentée, Véronique Malbec est nommée en mars 2022 par le président de l’Assemblée Nationale, Richard Ferrand. Née en 1958 à Mont-de-Marsan, elle a été procureure générale près la cour d’appel de Rennes et de Versailles, avant de devenir secrétaire générale du ministère de la Justice. Son expérience au sommet de la hiérarchie judiciaire donne au Conseil une maîtrise des procédures pénales et de l’organisation judiciaire.

Philippe Bas – Le stratège politique
Nommé en février 2025 par Gérard Larcher, Philippe Bas prend ses fonctions le 8 mars 2025. Né en 1958 à Paris, il a été ministre de la Santé et des Solidarités sous Jacques Chirac, secrétaire général de l’Élysée, et sénateur de la Manche. Bas est réputé pour son sens aigu des institutions et sa capacité à naviguer dans les crises politiques.

Laurence Vichnievsky – L’ancienne magistrate devenue députée
Proposée en février 2025 par Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée Nationale, Laurence Vichnievsky rejoint le Conseil le 8 mars 2025. Magistrate de carrière, ancienne juge d’instruction célèbre pour son indépendance, elle a également été députée du Puy-de-Dôme. Son parcours hybride entre magistrature et politique en fait une figure capable de comprendre les deux mondes.
Une composition entre équilibre politique et expertise
Les neuf membres actuels du Conseil Constitutionnel reflètent la triple répartition voulue par la Constitution : Trois nommés par le Président de la République, trois par le Président du Sénat et trois par le Président de l’Assemblée Nationale.
Les mandats sont de neuf ans, non renouvelables, garantissant une forme d’indépendance. Pourtant, chaque nomination est scrutée, tant le profil et les positions passées peuvent influencer les grandes décisions à venir.
Un Ă©tat dans l’Ă©tat, nous avons une rĂ©publique des juges, de gauche, nous ne sommes donc pmlus en dĂ©mocratie mais dans la rĂ©publique des JUGES, le gĂ©nĂ©ral de Gaulle voulait un conseil et non pas de dĂ©cideurs.
Certes les conseillers sont nommés par des trois blocs de pouvoir ( exécutif sénat et parlement) mais si ils font leur travail de contrôler si les lois respectent les fondamentaux de notre constitution. Ils constituent le dernier espoir de rester dans une logique de droits.
N est ce pas ce qui s est passé actuellement avec la censure de la loi qui interdit l accès des réseaux sociaux au moins de 15 ans .
On peut ĂŞtre pour ou contre et qu importe.
Les lois doivent s appuyer sur la constitution sinon on n a plus de références. On veut faire plaisir, on veut faire croire. allez on fait une loi sans réfléchir si c est correcte.
Peut on faire des entorses au cadre qui définit ce qui est possible de faire pour chacun d’entre nous? Dans ce monde en mouvance et incertain j ai besoin de savoir qu il y a des experts qui vérifient ce cadre.
copains recasés une honte, de plus idéologie mortifère de gauche
ce machin est Ă supprimer
donc je suis pour la suppression de ce conseil car tous ces hauts fonctionnaires sont recasés et
nous coûtent chers !
Faisons en premier un audit de la gestion de l’argent publique ce serait bien nĂ©cessaire !
Est il nĂ©cessaire de maintenir actuellement un conseil constitutionnel Ă l’Ă©poque des Ă©conomies
pour notre pays
J’en doute et suis surprise de voir autant de magistrats Ă l’intĂ©rieur de ce conseil !
Mon avis rejoint la grande majoritĂ© des commentaires, Ă savoir que cet organisme n’a pas de justification autre que de pouvoir rebattre les cartes une fois les grandes dĂ©cisions prises Ă l’Ă©chelle
du pays. Un rôle absurde en déni démocratique.
Ce conseil ne represente pas la VOLONTE du peuple!
Exact ils sont trop éloignés de la vie politique réelle
Ah bon quelle est la preuve de vos allégations ?Les 3 membres sont nommés par le
président d la république élu au suffrage universel ,les six autres sont élus par les présidents de
l’AN et du sĂ©nat Ă©lus au suffrage universel!
Ce conseil doit ĂŞtre supprimĂ© il n’est PAS reprĂ©sentant du peuple et irresponsable devant toutes juridictions. Mais trop largement payĂ©.et politique.
la gauche préside le conseil constitutionnel, pas de doute quand aux résultats des jugements.