FINANCE

Léa Salamé : écartée du JT de France 2, que devient son salaire de 25 000 € par mois ?

Depuis le 24 août 2026, Léa Salamé ne présente plus le journal de 20 heures de France 2. Pourtant, la journaliste continue de percevoir son salaire contractuel au sein de France Télévisions. Une situation qui suscite des interrogations sur la rémunération dans l’audiovisuel public.

Pourquoi reste-t-elle payée ? Que fait-elle désormais ? Et que sait-on réellement des 25 000 euros mensuels évoqués dans la presse ?

Un départ du JT provoqué par la candidature de Raphaël Glucksmann

C’est une situation particulière dans le paysage audiovisuel français.

👉 Le 24 août 2026, Léa Salamé annonçait son retrait de la présentation du journal de 20 heures de France 2, après l’officialisation de la candidature à l’élection présidentielle de 2027 de son compagnon, Raphaël Glucksmann.

💪 La journaliste avait pris cet engagement afin d’éviter toute suspicion de conflit d’intérêts entre sa vie personnelle et son activité professionnelle.

Cette décision répond à une exigence déontologique : préserver l’indépendance et la crédibilité de l’information diffusée par le service public.

Depuis son départ, le journal est notamment présenté par Jean-Baptiste Marteau.

😎 Le 11 octobre 2026, Raphaël Glucksmann a remporté la primaire de la gauche sociale-démocrate avec environ 66 % des suffrages, confirmant sa candidature et prolongeant de fait le retrait de sa compagne du JT.

Un salaire maintenu malgré son absence du journal télévisé

📌 C’est le point qui suscite le plus de réactions.

Alors que Léa Salamé ne présente plus le rendez-vous d’information quotidien de France 2, sa rémunération contractuelle n’a pas été suspendue.

📍 Cette information ne repose pas seulement sur des rumeurs.

⏩ Dans un compte rendu publié en septembre 2026, la CGT de France Télévisions rapporte avoir interrogé la direction sur le statut de la journaliste et le maintien de son salaire.

La réponse de la direction est claire : Léa Salamé conserve son contrat de rédactrice en chef et doit continuer de travailler pour la direction de l’information.

💰 Le document précise également que sa rémunération contractuelle est maintenue.

👉 Autrement dit, la journaliste n’a pas quitté France Télévisions. Elle a changé d’attributions.

Les fameux 25 000 euros mensuels : que sait-on réellement ?

Selon plusieurs médias, la rémunération de Léa Salamé liée au journal télévisé serait estimée à environ 25 000 euros par mois.

🚨 Un montant considérable, particulièrement dans le contexte des débats sur le financement de l’audiovisuel public.

🔎 À titre indicatif, une rémunération mensuelle de 25 000 euros représenterait 300 000 euros sur une année complète.

Mais une précision est indispensable : aucune fiche de paie récente ni confirmation officielle publique ne permet d’établir que Léa Salamé perçoit actuellement exactement cette somme.

Les informations publiées évoquent également la perte des primes et indemnités directement liées à la présentation du journal de 20 heures.

❌ Il serait donc trompeur d’affirmer que l’intégralité de ses anciennes rémunérations est maintenue sans modification.

Ce qui est établi, en revanche, c’est le maintien de son salaire contractuel.

Est-elle rémunérée sans travailler ? Pas exactement

C’est une distinction importante dans cette affaire.

🫸 Léa Salamé ne présente plus le JT, mais elle continue d’exercer des fonctions au sein du groupe audiovisuel public.

Selon les explications rapportées par la CGT, plusieurs missions lui ont été confiées :

  • La préparation de deux documentaires.
  • La participation à des éditions spéciales.
  • La présentation d’émissions événementielles.
  • La participation à des programmes consacrés notamment aux questions environnementales.

La journaliste continue également d’animer Quelle époque !, une émission produite par une société extérieure à France Télévisions.

⚠️ Les modalités de rémunération de cette dernière activité sont distinctes de son contrat au sein de la rédaction nationale.

👉 Affirmer que Léa Salamé est payée à ne rien faire serait donc inexact.

En revanche, une autre question reste légitime : comment évaluer la correspondance entre sa rémunération contractuelle et ses nouvelles missions ?

Audiovisuel public : une question de transparence financière

💶 France Télévisions est financé principalement par des ressources publiques.

À ce titre, la rémunération de ses principales personnalités peut légitimement faire l’objet d’un débat, notamment lorsque leurs fonctions évoluent sensiblement.

Dans le cas de Léa Salamé, plusieurs questions peuvent être posées.

Pourquoi maintenir un contrat associé à un poste aussi important que le journal de 20 heures alors que sa titulaire ne l’assure plus ?

Quelle est la valeur exacte de ses nouvelles missions ?

Sa rémunération a-t-elle été réévaluée en fonction de ses responsabilités actuelles ?

Et surtout, quelles informations France Télévisions pourrait-il communiquer pour rendre cette situation plus compréhensible aux citoyens ?

Ces interrogations n’établissent aucune irrégularité. Elles concernent la transparence et la gestion des ressources d’un groupe audiovisuel public.

Une décision déontologique qui peut aussi être saluée

Il serait néanmoins injuste de réduire cette affaire à une simple question d’argent.

👉 En se retirant du journal télévisé, Léa Salamé respecte un engagement pris publiquement. 👍

La candidature présidentielle de son compagnon aurait pu alimenter des soupçons sur son impartialité dans le traitement de l’actualité politique.

❌ Son retrait vise précisément à prévenir ce risque.

🟢 Cette précaution protège la journaliste, mais également la rédaction de France 2.

Dans un contexte de défiance envers les médias, le respect de règles déontologiques constitue un enjeu majeur.

La question du salaire et celle de l’indépendance journalistique doivent donc être examinées séparément.

Jusqu’à quand Léa Salamé restera-t-elle éloignée du 20 heures ?

La victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire du 11 octobre 2026 change la donne.

Sa candidature à l’élection présidentielle étant confirmée, Léa Salamé devrait rester éloignée de la présentation du journal pendant la campagne électorale.

Son éventuel retour dépendra de l’évolution de la situation politique et des décisions de France Télévisions.

Aucune date définitive de reprise n’est donc acquise au 14 octobre 2026.

Une polémique légitime, mais des faits à ne pas déformer

Léa Salamé continue de percevoir son salaire contractuel alors qu’elle ne présente plus le journal de 20 heures de France 2.

Ce fait est confirmé par les informations publiées par la CGT de France Télévisions.

Toutefois, le montant exact de sa rémunération actuelle n’est pas officiellement établi et la journaliste continue d’exercer des activités professionnelles.

L’affaire pose donc une véritable question de transparence dans l’audiovisuel public, sans pour autant démontrer une situation abusive ou irrégulière.

Au-delà du cas de Léa Salamé, le débat concerne finalement une interrogation plus large : jusqu’où la transparence sur les rémunérations des personnalités de l’audiovisuel public doit-elle aller ?


Sources journalistiques

Yann GOURIOU

Auteur indépendant installé en Bretagne, je réalise des enquêtes et des reportages de terrain pour mon blog. J’écris avec une approche humaine, sensible et engagée, en donnant la parole à celles et ceux dont on n’entend rarement la voix.

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