Canicule : les propos de Luc Ferry sur les camps nazis déclenchent une vive polémique
Le débat sur la canicule a brutalement dérapé en direct. En évoquant les camps nazis pour défendre son point de vue, Luc Ferry a provoqué un profond malaise et déclenché une vague de réactions sur les réseaux sociaux.
Alors que la France suffoque sous une nouvelle vague de chaleur, le débat sur la climatisation a pris une tournure totalement inattendue. Invité sur LCI, Luc Ferry a vivement critiqué les propos de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, avant de prononcer une comparaison faisant référence aux camps nazis. Une séquence qui a immédiatement suscité de nombreuses réactions.
Une polémique qui éclate en pleine canicule
La France traverse un épisode de fortes chaleurs inédit, poussant les autorités à multiplier les recommandations sanitaires.
Dans ce contexte, Monique Barbut a estimé que le recours massif à la climatisation ne constituait pas une solution durable face au dérèglement climatique. Des déclarations qui interviennent alors que le Premier ministre, François Bayrou, annonçait le déploiement de 30 000 climatiseurs dans les hôpitaux afin de protéger les patients les plus fragiles.
Cette différence de discours a rapidement alimenté les critiques et relancé le débat sur la stratégie du gouvernement.
« C’est d’une rare bêtise » : Luc Ferry attaque frontalement la ministre
Sur le plateau de LCI, dans l’émission Un œil sur le monde, Luc Ferry n’a pas caché son exaspération.
L’ancien ministre s’en est pris avec une rare virulence à Monique Barbut.
« C’est d’une rare bêtise. Je ne comprends pas que cette dame puisse être ministre. C’est délirant. Cette dame dit des bêtises qui sont grosses comme elle. C’est effrayant. »
Face à cette sortie, la journaliste Margot Haddad a tenté d’apaiser les échanges.
« Non, vous ne pouvez pas dire ça, Luc Ferry, tout de même. »
Mais le philosophe a maintenu sa position.
Une référence aux camps nazis qui fait réagir
Quelques instants plus tard, le débat a pris une tournure beaucoup plus sensible.
Pour illustrer son point de vue sur la capacité à supporter les fortes chaleurs, Luc Ferry a évoqué le parcours de son père.
« Mon père s’est évadé quatre fois des camps nazis. Il faisait très chaud aussi, surtout dans le four qu’on avait préparé pour lui. C’est invraisemblable. »
Il a ensuite ajouté qu’il estimait indispensable de protéger les personnes âgées, malades ou vulnérables, tout en considérant qu’un jeune adulte en bonne santé pouvait supporter un épisode de canicule.
Cette comparaison avec les camps nazis a immédiatement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, où plusieurs internautes l’ont jugée particulièrement inappropriée.
« On ne parle plus que du foot et de la canicule »
Luc Ferry a poursuivi son intervention en regrettant la place prise, selon lui, par ces sujets dans l’actualité.
« Il y a deux choses qui m’ennuient plus que tout dans la vie : le foot et la canicule. On ne parle plus que de ça. »
Une conclusion qui n’a pas empêché la polémique de continuer à enfler, la séquence étant rapidement relayée sur les réseaux sociaux et largement commentée par les internautes.