Elle gagne 35.000 €… puis découvre le piège que son mari lui a tendu avant de mourir
Elle pensait que les 35.000 euros étaient enfin à elle. Mais lorsqu’elle a voulu récupérer son jackpot, tout s’est écroulé. La raison est totalement hallucinante : son mari, décédé depuis 11 ans, l’avait inscrite à son insu sur la liste des interdits de jeux. Une affaire qui pourrait bien se terminer devant la justice.

Ce qui devait être le plus beau jour de sa vie s’est transformé en un véritable cauchemar. En Espagne, une femme de 79 ans a remporté 35.000 euros à la loterie, mais n’a pas pu récupérer son argent. En cause : elle figurait, sans le savoir, au Registre général des interdictions d’accès aux jeux d’argent, une inscription qui lui interdit légalement de percevoir ses gains.
Cette Espagnole affirme n’avoir jamais demandé à être inscrite sur ce registre réservé aux personnes souhaitant se priver volontairement d’accès aux jeux de hasard. Intriguée par le blocage de ses gains, elle s’est renseignée auprès de sa banque avant de découvrir une réalité aussi inattendue que bouleversante : selon les éléments du dossier, son défunt mari l’avait inscrite à son insu en 2012, en usurpant son identité.
Décédé depuis onze ans, l’homme aurait rempli lui-même les documents d’auto-exclusion en imitant la signature de son épouse. Convaincue d’être victime d’une fraude, la septuagénaire a décidé de saisir la Haute Cour de justice de Madrid afin d’obtenir l’annulation de cette inscription et le versement de ses 35.000 euros.
Une inscription réalisée avec une fausse signature
Selon le témoignage de la fille de la gagnante, relayé par El País, son père supportait mal que son épouse fréquente le bingo du centre social avec ses amies.
« Mon père était un très mauvais mari. Il avait une mentalité sexiste et n’aimait pas que ma mère aille au bingo parce que lui restait seul à la maison. Ils se sont violemment disputés à ce sujet », explique-t-elle.
Toujours selon ce témoignage, il aurait alors décidé de remplir lui-même les documents afin d’empêcher durablement sa femme d’accéder aux jeux d’argent.
Les formulaires indiquaient que la septuagénaire demandait une « auto-exclusion irrévocable » et qu’elle avait confié à son mari le soin de déposer la demande en son nom parce qu’elle était « indisponible ».
Des anomalies relevées par la justice
L’administration a toutefois relevé plusieurs irrégularités dans le dossier. Les documents étaient qualifiés de « grossiers » et « non normalisés », avec plusieurs erreurs manifestes.
Parmi les anomalies figurent notamment :
- une signature qui ne correspond pas à celle de la femme,
- une date de naissance erronée,
- un nom de famille mal orthographié,
- un formulaire ne respectant pas les modèles administratifs habituels.
Ces éléments renforcent les soupçons d’une usurpation d’identité.
Si la justice reconnaît officiellement que cette inscription est frauduleuse, la gagnante pourra récupérer l’intégralité des 35.000 euros remportés à la loterie.
- SOURCE : CNews