Squatteur Airbnb : un retraité récupère sa maison en 24 heures
« Il a changé les serrures de MA maison » : un retraité de 79 ans récupère son logement occupé en moins de 24 heures, le squatteur finit au commissariat.
Une location Airbnb qui vire au cauchemar en Seine-Saint-Denis
Ce qui devait être une simple location de quelques jours s’est transformé en véritable cauchemar. À Romainville (Seine-Saint-Denis), un retraité de 79 ans pensait louer sa maison sur Airbnb à un couple soigneusement vérifié par la plateforme. Trois jours plus tard, il découvre avec stupeur que l’un des occupants refuse de quitter les lieux.
🔴 Pire encore : le locataire annonce froidement avoir changé toutes les serrures, souscrit un contrat d’électricité à son nom et affirme son intention de rester dans la maison.
👉 En quelques minutes, le propriétaire comprend que son logement est désormais occupé contre sa volonté.
Un simple séjour de trois nuits qui tourne au conflit
Pour financer des travaux de rénovation, cet ancien intermittent du spectacle met régulièrement sa maison en location saisonnière sur Airbnb.
Une femme prénommée Natacha réserve le logement pour trois nuits. Son profil est vérifié et rien ne laisse présager le moindre problème. Elle précise qu’elle sera accompagnée de son compagnon, Nacha.
À leur arrivée, le couple inspire confiance.
« Ils étaient très bien habillés », racontera plus tard la compagne du propriétaire.
❌ Mais quelques jours après leur installation, tout bascule.
« J’ai changé les serrures, je vais rester »
À l’expiration de la réservation, le propriétaire reçoit un message qui le laisse sans voix.
🚨 Le locataire lui annonce qu’il a remplacé toutes les serrures de la maison, ouvert un abonnement d’énergie à son nom… et qu’il n’a aucune intention de partir.
👉 Face à cette situation, le retraité se rend immédiatement sur place puis dépose plainte pour dégradation d’un bien appartenant à autrui.
« C’était chez moi, alors je suis rentré »
En revenant devant son domicile, le propriétaire aperçoit le compagnon de la locataire rentrer dans la propriété.
Le portail reste ouvert quelques instants.
Le retraité décide alors d’entrer dans sa propre maison.
« C’était chez moi, alors je suis rentré », expliquera-t-il par la suite.
💥 Une altercation éclate rapidement entre les occupants et les propriétaires.
La police refuse d’abord d’intervenir
Le couple appelle les forces de l’ordre, mais celles-ci ne se déplacent pas immédiatement.
📍 Ironie de la situation : c’est finalement le squatteur lui-même qui contacte la police, affirmant être en danger.
Les policiers interviennent alors sur place et procèdent au contrôle des personnes présentes.
👉 Le propriétaire présente immédiatement ses papiers d’identité.
👉 L’occupant, lui, ne possède qu’une carte Vitale.
Le contrôle révèle une série d’infractions
Lorsque les policiers exigent les clés de la maison, l’homme refuse dans un premier temps de les remettre.
Après plusieurs échanges, les forces de l’ordre finissent par récupérer les clés.
Le contrôle permet alors de découvrir plusieurs éléments aggravants.
❌ Selon le parquet de Bobigny, le véhicule utilisé par le suspect est signalé comme volé et celui-ci conduit sans permis.
👉 L’homme est poursuivi notamment pour violation de domicile et dégradation d’un bien appartenant à autrui.
🟢 Grâce à ce concours de circonstances, le propriétaire retrouve finalement son logement en moins de vingt-quatre heures.
Une maison récupérée… mais un lourd préjudice
Si le retraité peut enfin réintégrer son domicile, la mauvaise surprise ne s’arrête pas là.
❌ À l’intérieur, il constate la disparition de nombreux effets personnels ainsi que de plusieurs documents administratifs.
👉 Airbnb prendra en charge le remplacement urgent des serrures.
🔴 Une indemnisation jugée très insuffisante au regard du préjudice subi.
Une inquiétude grandissante chez les propriétaires
Cette affaire illustre les inquiétudes grandissantes de nombreux propriétaires utilisant les plateformes de location saisonnière.
📍 Depuis plusieurs mois, plusieurs signalements évoquent des voyageurs refusant de quitter les logements à la fin de leur réservation.
Même si la loi du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l’occupation illicite a renforcé certains dispositifs, ces situations continuent d’alimenter le débat sur la protection des propriétaires confrontés à des occupants qui refusent de partir.
Dans cette affaire, un concours de circonstances et le contrôle des forces de l’ordre auront permis au retraité de récupérer rapidement sa maison. Une issue favorable qui reste toutefois exceptionnelle au regard des difficultés rencontrées dans certains dossiers similaires.
- SOURCE : MARIE FRANCE