Huile de boîte de thon : pourquoi il ne faut surtout plus la verser dans l’évier
Vous videz encore l’huile de vos boîtes de thon dans l’évier ? Les spécialistes alertent sur les conséquences de ce geste quotidien qui favorise les bouchons dans les canalisations et les gigantesques amas de graisse dans les égouts.
Des millions de Français ouvrent chaque semaine une boîte de thon à l’huile avant de verser automatiquement le liquide dans l’évier. Ce réflexe paraît totalement anodin, mais il peut avoir des conséquences importantes, aussi bien pour les canalisations de la maison que pour les réseaux d’assainissement.
👉 Les spécialistes recommandent désormais d’éviter ce geste simple afin de limiter la formation de bouchons et de préserver les installations.
Pourquoi il ne faut plus verser l’huile d’une boîte de thon dans l’évier
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’huile de conservation contenue dans les conserves de thon ne disparaît pas une fois évacuée avec l’eau. En refroidissant, elle adhère progressivement aux parois des canalisations et forme une couche grasse.
Au fil des semaines, cette pellicule retient d’autres déchets comme les restes alimentaires, le marc de café ou les petites particules de nourriture. Petit à petit, le diamètre du tuyau se réduit, ce qui favorise les écoulements difficiles, les mauvaises odeurs et, dans certains cas, des bouchons nécessitant une intervention.
Des bouchons géants se forment aussi dans les égouts
Ce phénomène ne concerne pas uniquement les habitations. Dans les réseaux d’assainissement, les graisses, huiles et déchets alimentaires s’accumulent pour former ce que les spécialistes appellent des fatbergs, d’immenses amas solides pouvant bloquer des kilomètres de canalisations.
Invité de l’émission Morning Live de la BBC, l’animateur britannique Nick Knowles a rappelé, relayé par The Mirror, que l’huile d’une simple boîte de thon participe elle aussi à ce phénomène lorsqu’elle est multipliée par des millions de foyers.
Ces énormes blocs de graisse peuvent provoquer :
- des inondations de caves et de logements,
- des débordements d’eaux usées dans l’environnement,
- des réparations particulièrement coûteuses pour les collectivités,
- des nuisances sanitaires importantes.
Les gestionnaires des réseaux désignent ces accumulations sous le terme FOG (Fats, Oils and Grease), qui regroupent l’ensemble des graisses et huiles rejetées dans les canalisations.
Les signes qui doivent vous alerter à la maison
Avant qu’un bouchon ne devienne critique, plusieurs symptômes peuvent apparaître :
- un évier qui se vide de plus en plus lentement,
- des odeurs persistantes provenant des canalisations,
- des bruits de « glouglou » après l’écoulement de l’eau,
- une eau qui stagne dans l’évier.
👉 Ces indices peuvent révéler une accumulation progressive de graisse dans les tuyaux.
Que faire de l’huile d’une boîte de thon ?
🟢 La meilleure solution consiste simplement à ne plus la verser dans l’évier.
Plusieurs alternatives existent :
- absorber le fond d’huile avec un morceau d’essuie-tout avant de le jeter à la poubelle,
- récupérer les quantités plus importantes dans un récipient ou un bocal hermétique,
- déposer les huiles usagées en déchèterie lorsqu’elles sont en quantité suffisante.
Une excellente idée pour éviter le gaspillage
✌️ L’huile contenue dans les conserves de thon peut également être réutilisée en cuisine si elle est encore propre.
Elle permet notamment de préparer :
- une vinaigrette relevée avec du citron et de la moutarde,
- une sauce pour des pâtes à l’ail ou au piment,
- une marinade pour des légumes ou du poisson,
- un cake salé ou une quiche afin d’apporter davantage de saveur.
👉 Cette solution évite à la fois le gaspillage alimentaire et les problèmes de plomberie.
Un petit geste qui peut éviter de gros dégâts
Si une seule boîte de thon semble insignifiante, l’addition de millions de gestes identiques chaque année représente une quantité importante d’huile rejetée dans les canalisations.
✳️ Adopter le bon réflexe permet de préserver les installations domestiques, de limiter les interventions coûteuses sur les réseaux d’assainissement et de réduire les risques de formation des gigantesques bouchons de graisse qui compliquent le travail des services publics.