Je touche le chômage : ai-je le droit de partir en vacances ?
Vous touchez le chômage et souhaitez partir en vacances ? France Travail l’autorise, mais deux limites doivent absolument être respectées : déclarer toute absence de plus de sept jours et ne pas dépasser 35 jours cumulés dans l’année.
Être au chômage ne signifie pas devoir renoncer aux vacances. Un demandeur d’emploi peut s’absenter de son domicile et continuer à percevoir ses allocations, à condition de respecter les obligations fixées par France Travail.
👉 La règle essentielle à retenir est simple : toute absence de plus de sept jours doit être déclarée et le total des absences ne doit pas dépasser 35 jours calendaires au cours d’une même année civile.
Peut-on toucher le chômage pendant ses vacances ?
Oui, les allocations chômage peuvent continuer à être versées pendant les vacances. Il ne s’agit toutefois pas de congés payés au sens applicable aux salariés : le demandeur d’emploi reste soumis aux règles liées à son inscription et à son indemnisation.
👉 Il doit notamment continuer à effectuer son actualisation mensuelle, même lorsqu’il se trouve loin de son domicile.
Une absence de plus de sept jours doit être déclarée
Si vous quittez votre résidence habituelle pendant plus de sept jours consécutifs, vous devez en informer France Travail. Cette obligation s’applique quelle que soit la raison de votre déplacement : vacances, séjour familial ou voyage à l’étranger.
👉 La déclaration doit préciser les dates exactes de départ et de retour. Il est préférable de l’effectuer avant le début du séjour afin d’éviter une convocation programmée pendant votre absence.
Une absence de sept jours ou moins n’a donc pas à être signalée au titre de cette règle. En revanche, dès qu’elle dépasse cette durée, la déclaration devient obligatoire.
Pourquoi faut-il prévenir France Travail ?
Cette formalité permet à France Travail de vérifier que vous remplissez toujours les conditions nécessaires pour rester inscrit comme demandeur d’emploi et percevoir votre indemnisation.
Une absence déclarée évite notamment qu’un rendez-vous avec votre conseiller ou qu’une autre démarche obligatoire soit fixé pendant vos vacances.
👉 Ne pas signaler son départ pourrait, au contraire, entraîner des difficultés administratives, notamment en cas de convocation manquée.
Attention à la limite des 35 jours par an
👉 Un demandeur d’emploi peut s’absenter pendant un maximum de 35 jours calendaires cumulés entre le 1er janvier et le 31 décembre.
Ces 35 jours correspondent à cinq semaines et comprennent tous les jours de la semaine, y compris les samedis, les dimanches et les jours fériés. Il ne s’agit pas d’une limite applicable à chaque voyage : toutes les périodes d’absence sont additionnées au cours de l’année.
Par exemple, si vous partez 15 jours au printemps puis 20 jours pendant l’été, vous aurez utilisé la totalité de votre quota annuel.
👉 Au-delà de 35 jours, France Travail considère que vous n’êtes plus immédiatement disponible pour rechercher ou occuper un emploi. Votre catégorie d’inscription peut alors être modifiée, ce qui entraîne l’interruption du versement de vos allocations chômage. Service-Public.fr
Comment déclarer ses vacances à France Travail ?
Plusieurs solutions permettent de signaler une absence :
- depuis votre espace personnel sur le site ou l’application France Travail,
- en contactant votre conseiller,
- par téléphone au 39 49,
- par courrier adressé à votre agence si vous ne pouvez pas effectuer la démarche en ligne ou par téléphone.
Lors de votre déclaration, indiquez précisément le premier et le dernier jour de votre absence. Pensez également à conserver une preuve de la démarche.
Vacances et chômage : ce qu’il faut retenir
Vous pouvez donc partir en vacances tout en continuant à toucher vos allocations France Travail. Pour éviter une interruption de paiement, trois précautions sont indispensables :
👉 Déclarer toute absence de plus de sept jours, ne pas dépasser 35 jours cumulés dans l’année et continuer à vous actualiser chaque mois.
Respecter ces règles vous permet de profiter de votre séjour sans compromettre votre inscription ni votre indemnisation.