« Vous devez 1.062.026 € » : la CAF envoie un courrier surréaliste à un allocataire… et personne ne semble trouver ça anormal
Un allocataire découvre qu’il doit 1.062.026 €. L’explication laisse perplexe.
Comment un simple bug informatique peut-il transformer un citoyen en prétendu débiteur d’un million d’euros… sans qu’aucune alerte ne semble être déclenchée ? C’est l’expérience totalement surréaliste qu’a vécue Joseph Nicastro, un habitant de Savoie, révélant au passage les dérives d’un système toujours plus automatisé où l’humain paraît parfois avoir disparu.
Installé à Notre-Dame-des-Millières, Joseph Nicastro s’était inscrit à la Caisse d’allocations familiales (CAF) depuis seulement trois mois afin de percevoir la prime d’activité. Rien d’exceptionnel… jusqu’à ce qu’il découvre, le 8 juin dernier, un courrier qui va le laisser sans voix.
Le document lui réclame très exactement… 1.062.026 euros.
Une somme totalement délirante, sans le moindre rapport avec sa situation personnelle.
« Quand j’ai reçu ça, je me suis dit que ce n’était pas possible. J’ai tout de suite pensé à un problème lié à l’intelligence artificielle », a-t-il confié au Dauphiné Libéré.
« Personne ne semblait surpris »
Pensant à une erreur évidente, Joseph Nicastro contacte immédiatement la CAF de la Savoie pour obtenir des explications.
Mais ce qui le choque presque autant que le courrier lui-même, c’est la réaction qu’il reçoit.
« Quand j’expliquais ma situation, ça n’avait l’air de choquer personne. Devoir un million d’euros, ça ne doit pourtant pas arriver tous les jours. Il y a forcément une personne qui a validé mon dossier », s’étonne-t-il.
Pour lui, le véritable problème dépasse largement la simple erreur informatique : comment un document aussi aberrant peut-il être généré, validé puis expédié à un allocataire sans qu’aucun contrôle humain ne bloque la procédure ?
Dix jours d’attente pour une erreur pourtant évidente
Faute d’obtenir une réponse satisfaisante, Joseph Nicastro relance une nouvelle fois la CAF, cette fois par courrier électronique.
Quelques jours plus tard, le 22 juin, il reçoit enfin un appel lui confirmant ce qu’il soupçonnait depuis le début : il s’agissait simplement d’une erreur du système informatique. Son dossier est alors régularisé.
La CAF présente ses excuses
Interrogé par Le Dauphiné Libéré, Eric Guilhot, directeur technique de la CAF de la Savoie, reconnaît l’erreur.
« Cette erreur a été corrigée. J’ai contacté M. Nicastro pour l’informer, le rassurer et lui présenter nos excuses. La CAF verse chaque mois près de 1,3 million d’euros à ses 78.000 allocataires. Cet incident est isolé et fait l’objet de toute notre attention afin d’éviter qu’une telle situation puisse se reproduire. »
L’affaire se termine donc sans conséquence financière pour cet allocataire. Mais elle soulève une question plus large : jusqu’où peut-on automatiser les décisions administratives sans multiplier les erreurs absurdes ? Lorsqu’un simple bug est capable de transformer un bénéficiaire de la prime d’activité en débiteur d’un million d’euros, beaucoup s’interrogent sur la place encore laissée au contrôle humain dans certaines procédures administratives.
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Ils font la queue pour se faire INSULTER… cette crêperie crée un phénomène totalement fou