Des chats utilisés pour incendier des forêts en Italie ? L’accusation qui provoque l’effroi
La Protection civile de Calabre affirme avoir découvert des chats auxquels des chiffons imbibés de liquide inflammable auraient été attachés. Une accusation effroyable qui doit encore être éclaircie par les enquêteurs.
En Calabre, dans le sud de l’Italie, des chats auraient été utilisés par des incendiaires pour propager des feux dans des zones couvertes d’herbes sèches. Cette méthode d’une cruauté inimaginable a été dénoncée publiquement par le directeur régional de la Protection civile. Les informations disponibles demeurent toutefois incomplètes et aucun responsable n’a encore été identifié.
Des chats transformés en instruments pour allumer des incendies ?
L’accusation est aussi révoltante que difficile à concevoir. Alors que plusieurs incendies ont récemment touché la Calabre, les équipes intervenues sur les zones sinistrées auraient découvert différents dispositifs destinés à déclencher ou à propager les flammes.
Domenico Costarella, directeur général de la Protection civile de la région, a relaté ces découvertes dans une vidéo diffusée par Roberto Occhiuto, président de la Calabre.
Parmi les procédés décrits figureraient des bougies associées à des chiffons imbibés de liquide inflammable, ainsi que des bouteilles munies d’une mèche. Ces dispositifs auraient permis de provoquer des départs de feu différés, laissant ainsi le temps aux responsables de quitter les lieux.
🔴 Mais la découverte la plus insoutenable concerne des animaux vivants.
Des chiffons inflammables auraient été attachés à leur queue
Selon le responsable de la Protection civile, des chats auraient été retrouvés avec un chiffon imbibé de liquide inflammable attaché à la queue.
Les animaux auraient ensuite été lâchés dans les champs. Pris de panique, ils se seraient mis à courir au milieu de la végétation sèche, contribuant ainsi à la propagation des flammes.
« Dans certains cas, nous avons découvert des scènes incroyables », a expliqué Domenico Costarella, avant de qualifier ces agissements d’« inhumains ».
Son témoignage a notamment été relayé par la télévision publique italienne RaiNews.
Ce que l’on sait réellement à ce stade
Cette affaire exige une grande prudence journalistique. Les faits rapportés ne proviennent pas d’une simple rumeur diffusée sur les réseaux sociaux : ils ont été décrits publiquement par le directeur de la Protection civile de Calabre.
Cependant, plusieurs informations essentielles restent inconnues :
- le nombre exact de chats concernés n’a pas été communiqué,
- aucun bilan vétérinaire ou rapport d’expertise n’a été rendu public,
- les lieux précis des découvertes n’ont pas été détaillés,
- aucun suspect n’a pour le moment été identifié,
- aucune condamnation n’a évidemment encore été prononcée.
En l’absence de résultats judiciaires définitifs, il reste donc nécessaire d’employer le conditionnel. La déclaration officielle constitue une alerte extrêmement grave, mais elle ne permet pas encore de connaître l’intégralité des circonstances.
Une récompense de 1 000 euros annoncée
L’Association italienne de défense des animaux et de l’environnement, l’AIDAA, a annoncé son intention de déposer des plaintes auprès des différents parquets de Calabre.
L’organisation propose également une récompense de 1 000 euros à la personne dont le signalement aux forces de l’ordre permettrait d’identifier, puis de faire condamner définitivement, les auteurs ayant utilisé des chats ou d’autres animaux pour provoquer des incendies.
Cette initiative a été rapportée par l’agence de presse italienne ANSA.
Pour l’instant, cette récompense ne signifie donc pas qu’un suspect a été retrouvé. Elle vise à faire émerger des témoignages susceptibles de faire progresser une éventuelle enquête.
Une double violence contre les animaux et les populations
Si ces agissements sont confirmés, leurs auteurs ne se seraient pas seulement rendus responsables d’actes de cruauté envers des animaux. Ils auraient également exposé des habitants, des pompiers et des territoires entiers à des incendies potentiellement meurtriers.
Un feu volontaire peut détruire des habitations, ravager des espaces naturels, tuer des animaux sauvages et mettre en danger les personnes mobilisées pour combattre les flammes.
L’utilisation présumée de chats ajouterait une violence supplémentaire : celle consistant à exploiter la peur d’animaux sans défense et à les condamner à d’atroces souffrances pour transformer leur fuite en moyen de propagation.
Ne pas transformer leur souffrance en spectacle
L’émotion provoquée par cette affaire est parfaitement légitime. Elle ne doit cependant pas conduire les médias et les internautes à diffuser des photographies insoutenables, des images sans rapport avec les faits ou des récits non vérifiés.
Les animaux concernés ne doivent pas devenir des accessoires destinés à produire des clics. Dénoncer cette barbarie exige au contraire de rapporter précisément les informations disponibles, de signaler ce qui reste à confirmer et de respecter la dignité des victimes.
Les responsabilités devront désormais être établies par les enquêteurs. Une chose, en revanche, ne souffre d’aucune ambiguïté : attacher un dispositif inflammable à un animal vivant constitue un acte de cruauté absolument intolérable.
Comme l’a déclaré Domenico Costarella à l’issue de son témoignage :
👉 « Malheureusement, le pire ennemi de l’homme est l’homme. »