Le YouTubeur GabMorrison condamné à 5 ans de prison ferme : l’affaire Coco qui fait exploser les réseaux sociaux
C’est une décision de justice qui provoque une véritable tempête sur Internet. Le YouTubeur GabMorrison vient d’être condamné à cinq ans de prison ferme dans une affaire de guets-apens organisés via l’ancien site Coco. Si certains internautes saluent une décision de justice, d’autres dénoncent une peine qu’ils jugent beaucoup trop lourde. Retour sur une affaire qui divise profondément l’opinion.
👉 Le verdict est tombé
Le tribunal a condamné le YouTubeur GabMorrison à cinq ans d’emprisonnement ferme pour son implication dans une série de guets-apens organisés contre des hommes contactés sur le site Coco.
Au total, sept personnes comparaissaient dans cette affaire. Selon l’enquête, le groupe utilisait de faux profils afin d’attirer des hommes à des rendez-vous présentés comme amoureux ou sexuels.
Une fois sur place, les victimes étaient prises en embuscade.

Des agressions violentes et des vols
Les investigations ont mis en évidence un mode opératoire particulièrement violent.
Les victimes étaient frappées, parfois à l’aide de barres de fer ou d’autres objets, avant d’être dépouillées de leurs téléphones, de leur argent ou de divers effets personnels.
Les enquêteurs ont recensé près de quarante victimes au cours de leurs investigations.
Le procès ne portait toutefois pas sur d’éventuelles infractions commises par ces victimes, mais bien sur les violences, les vols et les guets-apens reprochés aux membres du groupe.
Pourquoi cette affaire fait autant débat ?
Depuis l’annonce de la condamnation, les réseaux sociaux se sont embrasés.
De nombreux internautes estiment que les personnes visées recherchaient des contacts avec des mineurs et considèrent que les condamnés auraient simplement voulu protéger d’éventuelles victimes.
À l’inverse, d’autres rappellent qu’en France, seule la justice est habilitée à enquêter, arrêter et condamner les auteurs d’infractions.
Le tribunal a d’ailleurs rappelé un principe fondamental du droit : nul ne peut se faire justice lui-même.

Une confusion largement relayée sur Internet
De nombreuses publications affirment que GabMorrison et ses complices auraient « arrêté quarante pédophiles ».
👉 Cette affirmation est inexacte.
Le groupe n’a procédé à aucune arrestation. Il attirait des personnes à de faux rendez-vous avant de les agresser et de les voler.
Le procès concernait exclusivement les actes reprochés aux membres du groupe. Il ne visait pas à juger les victimes pour d’éventuelles infractions sexuelles.
Cette nuance est essentielle pour comprendre la décision de justice.
Une condamnation qui ne fait pas l’unanimité
La peine prononcée continue d’alimenter de nombreux débats.
Certains internautes jugent la sanction disproportionnée en comparaison d’autres affaires pénales largement médiatisées.
D’autres estiment au contraire que la violence, les vols et l’organisation répétée de guets-apens justifient pleinement la décision rendue par le tribunal.
Quoi qu’il en soit, cette affaire illustre une nouvelle fois les limites entre la volonté de lutter contre les prédateurs sexuels et l’interdiction absolue de se substituer à la justice.
Une affaire qui continuera de faire polémique
En condamnant GabMorrison à cinq ans de prison ferme, la justice a souhaité rappeler qu’aucune cause, aussi sensible soit-elle, ne permet de légitimer des violences ou des expéditions punitives.
Une décision qui continue de diviser les internautes et qui devrait encore alimenter de nombreuses discussions dans les prochains jours.